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Guide professionnel · Chauffagistes & techniciens gaz · Wallonie

Agrément G1 en Wallonie : devenir technicien agréé en combustibles gazeux

En Wallonie, l'entretien complet, le contrôle périodique, la première mise en service et la réception d'une chaudière gaz sont réservés aux techniciens agréés. L'agrément G1 (GI) — technicien en combustibles gazeux, générateurs de type unit — est la porte d'entrée du chauffagiste gaz résidentiel. Ce guide, rédigé par Atlas Contrôle, organisme accrédité BELAC ISO 17020 (n° 663-INSP) dont le centre Atlas Academy prépare à l'examen, détaille le cadre légal, les actes autorisés, les critères à mesurer et le parcours d'agrément.

Bon à savoir : réussir l'examen ne suffit pas. Le certificat délivré par le centre d'examen doit ensuite être transformé en agrément par une demande auprès de l'administration wallonne (AwAC). Sans numéro d'agrément, les actes réservés restent interdits.

L'agrément G1 en bref : le sésame wallon du chauffagiste gaz

L'arrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2009 réserve les interventions sur la partie combustion des générateurs de chauffage central à des techniciens agréés. Pour le gaz, deux niveaux existent : le GI — couramment écrit « G1 » — limité aux générateurs de type unit, et le GII, qui couvre tous les générateurs gaz.

Ce que « type unit » veut dire concrètement

Un générateur de type unit est un appareil dont le brûleur est indissociable et a été préréglé par le fabricant : chaudières murales, chaudières à condensation, appareils atmosphériques du parc résidentiel. C'est l'immense majorité des chaudières gaz installées dans les logements wallons. À l'inverse, un générateur équipé d'un brûleur séparable (brûleur air pulsé monté sur un corps de chauffe distinct, typique des chaufferies) sort du périmètre du G1 et exige l'agrément GII.

Certificat ≠ agrément : les deux étapes obligatoires

Le parcours comporte deux étapes distinctes. D'abord la certification : formation puis examen dans un centre d'examen agréé, qui délivre un certificat en cas de réussite. Ensuite l'agrément : une demande introduite auprès de l'Agence wallonne de l'Air et du Climat (AwAC), qui vérifie quatre conditions — détenir le certificat, disposer d'un matériel de contrôle dûment entretenu, exercer (comme indépendant ou salarié) au sein d'une entreprise inscrite à la Banque-Carrefour des Entreprises, et être en ordre d'accès à la profession en cas de responsabilité de gestion.

Validité, coût et portée de l'agrément

L'agrément est valable 5 ans et couvre, pour les frais de dossier versés à la Région wallonne (178 € en 2019, montant indexé), les volets gasoil et gaz. Attention à une subtilité souvent découverte trop tard : l'agrément est limité aux prestations effectuées pour le compte de la ou des entreprises renseignées lors de la demande. Tout changement — employeur, coordonnées, statut — doit être signalé à l'AwAC dans le mois.

G1, GII, L, DA I, DA II : quel agrément pour quelles interventions ?

L'AGW du 29 janvier 2009 organise une famille de cinq agréments. Le G1 est la porte d'entrée logique du chauffagiste qui travaille sur du résidentiel gaz ; les agréments se cumulent ensuite selon l'activité : mazout → L, chaufferies à brûleurs séparables → GII, audit d'efficience énergétique → DA.

Agrément Combustibles Générateurs couverts À noter
L Liquides (mazout) Générateurs alimentés en combustibles liquides Contrôle périodique annuel
GI (« G1 ») Gazeux Uniquement les générateurs de type unit — brûleur indissociable, préréglé par le fabricant Couvre l’essentiel du parc résidentiel gaz
GII Gazeux Tous les générateurs gaz, y compris à brûleur séparable Inclut le périmètre du GI
DA I Liquides ou gazeux Diagnostic approfondi de type I : installation ≤ 100 kW, un seul générateur Prérequis : être agréé L ou GI
DA II Liquides ou gazeux Diagnostic approfondi de type II : toutes les autres installations Prérequis : être agréé L ou GI

Quelle que soit la puissance unitaire, dès 400 kW de puissance utile cumulée sur un même réseau hydraulique, le technicien agréé doit travailler pour le compte d'un organisme de contrôle accrédité (règle en vigueur depuis le 1er janvier 2013).

Le diagnostic approfondi : DA I et DA II

En Wallonie, l'inspection périodique se compose du contrôle périodique et, lorsque la puissance installée dépasse 20 kW, d'un diagnostic approfondi : une évaluation de l'efficience énergétique du système de chauffage assortie de propositions d'amélioration. Le type I vise les installations d'au plus 100 kW à générateur unique (combustible liquide ou gazeux) ; le type II, toutes les autres. Être agréé L ou GI est un prérequis pour passer les agréments DA. L'inspection périodique est de la responsabilité de l'utilisateur de l'installation.

Ne confondez pas : agrément wallon ≠ habilitation Cerga

Le label Cerga (géré par gas.be) est l'habilitation professionnelle de l'installateur gaz — il porte sur la réalisation d'installations neuves et leur mise en service. L'agrément wallon GI/GII porte, lui, sur le cycle réglementaire de la partie combustion : contrôle périodique, entretien, réception, dans le cadre de l'AGW du 29/01/2009. Un installateur Cerga qui veut réaliser des contrôles périodiques en Wallonie doit passer l'examen wallon, et inversement. Beaucoup de professionnels cumulent les deux.

Bruxelles et la Flandre ont leurs propres systèmes d'agrément de « chauffagiste agréé »/« technicus » : l'agrément wallon ne vaut que pour les installations situées en Wallonie. → Voir aussi nos formations Cerga GI/GII.

Le cadre légal : l'AGW du 29 janvier 2009

Le texte fondateur est l'arrêté du Gouvernement wallon du 29 janvier 2009 « tendant à prévenir la pollution atmosphérique provoquée par les installations de chauffage central destinées au chauffage de bâtiments ou à la production d'eau chaude sanitaire et à réduire leur consommation énergétique » (M.B. 19/05/2009), modifié notamment en 2009, 2011 et 2014. Il vise toute installation comportant au moins un générateur de chauffage central — combustible liquide, solide ou gazeux, fluide caloporteur eau, vapeur basse pression ou huile thermique.

Un champ d'application sans seuil de puissance

Contrairement au permis d'environnement ou à la directive PEB, l'AGW s'applique sans aucun seuil de puissance : la moindre chaudière murale de 24 kW dans une maison unifamiliale est concernée au même titre qu'une chaufferie collective.

Les dates pivots : 29/05/2009 et 30/05/2017

Deux dates structurent la pratique du technicien. Le 29 mai 2009, entrée en vigueur de l'arrêté : la date de la demande initiale de permis d'urbanisme du bâtiment (avant ou à partir du 29/05/2009) détermine les prescriptions applicables au local de chauffe — code de bonne pratique de l'époque pour les bâtiments antérieurs, normes NBN B 61-001 (≥ 70 kW), NBN B 61-002 (< 70 kW), NBN D 51-003/004/006 pour les autres. Et le 30 mai 2017 : depuis cette date, tous les générateurs, quel que soit leur âge, doivent respecter les critères de bon fonctionnement définis pour les appareils fabriqués à partir de 1998 — il n'existe plus de tolérance liée à l'ancienneté.

Autre nuance très recherchée : la réglementation wallonne n'impose pas d'entretien périodique. Elle impose le contrôle périodique. Mais comme toute intervention sur la partie combustion — donc l'entretien complet — est réservée au technicien agréé, contrôle et entretien sont en pratique généralement réalisés ensemble, l'entretien précédant le contrôle.

Encadré — permis d'environnement : une installation d'au moins un générateur à air pulsé de 100 kW à moins de 2 MW relève de la classe 3 (déclaration communale) ; à partir de 2 MW, de la classe 2 (permis d'environnement). Exemple de conditions particulières imposées à une chaufferie gaz de 500 kW : 150 mg/Nm³ de NOx et 100 mg/Nm³ de CO (à 3 % d'O₂) — des valeurs propres à ce permis, pas des seuils généraux. Le contrôle de ces valeurs limites d'émission est réservé aux laboratoires agréés par la Région wallonne : même agréé, le technicien G1 n'est pas habilité à le faire.

Ce que l'agrément G1 vous autorise à faire (et ce qui reste interdit)

Les actes réservés au technicien agréé

  • Les interventions sur la partie combustion d'un générateur — dont l'entretien complet ;
  • Les contrôles périodiques ;
  • La première mise en service d'un générateur ;
  • La réception des générateurs jusqu'à 400 kW.

La limite des 400 kW : place à l'organisme de contrôle accrédité

Dès que la puissance utile du générateur — ou de l'ensemble des générateurs raccordés au même réseau hydraulique — atteint 400 kW, la réception doit être réalisée par le technicien agréé d'un organisme de contrôle accrédité, comme Atlas Contrôle. Et si le technicien qui effectue la première mise en service ne réalise pas lui-même la réception, il remet une attestation de réception provisoire ; la réception par un tiers doit alors suivre dans les 15 jours.

Les interdictions qui subsistent même avec l'agrément

  • Ne jamais modifier ni raccourcir un coupe-tirage / antirefouleur : il fait partie intégrante de l'appareil ;
  • Ne jamais ponter ni déplacer un TTB (thermostat de refoulement) — remplacement uniquement par le modèle prévu par le fabricant ;
  • Ne pas convertir soi-même un appareil du gaz naturel au propane : procédure réservée au fabricant ou à son mandataire, avec adaptation de la plaque signalétique ;
  • Ne pas retirer soi-même un calorifugeage amianté : méthodes réservées à des entreprises reconnues ;
  • Ne pas réaliser les mesures d'émissions (NOx, CO en mg/Nm³) imposées par un permis d'environnement : laboratoires agréés uniquement.

Le professionnalisme du technicien agréé consiste autant à savoir refuser un acte hors périmètre qu'à exécuter correctement ceux qui y entrent.

Contrôle périodique, réception, diagnostic approfondi : le cycle réglementaire

Le quotidien du technicien G1 s'organise autour de trois actes : le contrôle périodique, la réception des nouveaux générateurs et — via les agréments DA — le diagnostic approfondi. Les fréquences sont fixées par l'AGW :

Installation Périodicité Fenêtre de réalisation
Combustible liquide (mazout) 1 an Du jour anniversaire de la mise en service à 3 mois plus tard
Gaz, jusqu’à 100 kW 3 ans Idem
Gaz, plus de 100 kW 2 ans Idem
Après toute intervention sur la partie combustion Contrôle obligatoire, sans attendre l’échéance
Diagnostic approfondi (si P installée > 20 kW) Dans le cadre de l’inspection périodique, un seul report admis Au plus tôt 2 ans après modification ou placement

La fenêtre d'exécution court du jour anniversaire de la première mise en service (+ la périodicité) jusqu'à 3 mois plus tard. Règle souvent ignorée : un contrôle périodique est aussi obligatoire après chaque intervention sur la partie combustion, sans attendre l'échéance suivante.

La réception d'un nouveau générateur

Toute installation ou remplacement d'un générateur (ou de son brûleur) impose une réception, à charge du propriétaire. Son contenu est fixé à l'annexe III de l'AGW : adéquation générateur-brûleur, contrôle des orifices de mesure, vérification des conduits d'évacuation, conformité de la cheminée, de l'aération du local et de l'amenée d'air comburant aux normes NBN B 61-001/002, essais de bon fonctionnement, présence des instructions d'utilisation et d'entretien. Point capital appris dès la formation : le rapport de réception seul n'a aucune valeur — il doit être agrafé à une attestation de contrôle établie dans le cadre de cette réception.

Non-conformité : délais, mise à l'arrêt et dérogation

Situation Conséquence Délai / conditions
Non-conformité constatée au contrôle périodique Mise en conformité puis contrôle de mise en conformité 5 mois à compter du constat
Non-conformité persistante après 5 mois Mise à l’arrêt de l’installation
Non-conformité à la réception Le générateur ne peut pas être mis ou maintenu en service Nouvelle réception au plus tard 3 mois après la déclaration en cas de maintien dérogatoire
Dérogation de maintien en service Unique, 3 mois maximum Habitation + période du 01/09 au 30/04 + aucun danger pour les personnes + jamais accordée auparavant
Première mise en service sans réception simultanée Attestation de réception provisoire Réception par un tiers dans les 15 jours
Danger constaté Avertir utilisateur ET propriétaire, oralement + par écrit avec accusé de réception Pompiers (112) si danger grave et immédiat non traitable

L'inspection périodique comprend aussi un volet régulation et circulateurs : régulation en mode automatique, thermostat sans code d'erreur, horloge à l'heure, régime réduit nocturne opérationnel, absence de bruit anormal des pompes. Pour le bailleur, l'attestation de contrôle du chauffage fait d'ailleurs partie du dossier permis de location en Wallonie.

Les critères de combustion à respecter (et comment les mesurer)

Depuis le 30 mai 2017, les critères de bon fonctionnement s'appliquent à tous les générateurs, quel que soit leur âge. Pour le gaz, les seuils dépendent du type de brûleur — non-prémix (atmosphérique classique), prémix (la totalité de l'air est mélangée au gaz avant la combustion) ou à air pulsé :

Paramètre Non-prémix Prémix Air pulsé
CO max 200 mg/kWh 150 mg/kWh 110 mg/kWh
Majoration butane/propane +15 mg/kWh +15 mg/kWh +15 mg/kWh
Rendement de combustion min (sur Hi) 88 % 90 % 90 %
Température nette max (t° fumées − t° ambiante) 200 °C 180 °C 200 °C
CO₂ min 8,5 % 8,5 % 8,5 %

Pour situer, les critères mazout : indice de suie max 1 (Bacharach), CO₂ min 12 %, CO max 155 mg/kWh, O₂ max 4,4 %, rendement de combustion min 90 % sur Hi. Sur la formation du CO et ses dangers, voyez notre fiche combustion du gaz et monoxyde de carbone.

Conditions de mesure valables : 60 °C, local fermé, capot en place

Une mesure n'est opposable que si elle est réalisée dans les règles : eau de chaudière à 60 °C minimum (30 °C au moins pour les régimes basse température type plancher chauffant), local de chauffe fermé, générateur en fonctionnement, capot du brûleur installé le cas échéant. Le ticket de l'analyseur (résultats, date, heure) est agrafé à l'attestation de contrôle.

Orifices de mesure : qui les réalise, où ?

Si l'appareil n'est pas équipé d'orifices de mesure d'usine, c'est au technicien agréé de les réaliser, conformément aux prescriptions wallonnes : en conduit droit à 2 × D du raccord (D = diamètre du conduit), à 1 × D après un coude, perçage à 45° vers le haut dans les conduits d'appareils à air pulsé, et 2 × D au-dessus du coupe-tirage dans le conduit vertical pour les appareils qui en sont munis. Les orifices sont rebouchés après la mesure. Cas particulier : les chaudières gaz étanches à conduits concentriques placées avant le 29/05/2009 sont dispensées d'orifices pendant 15 ans (facture d'installation), 15 ans et 6 mois (facture d'achat) ou 17 ans (date de construction) — l'impossibilité de mesurer est alors mentionnée sur l'attestation.

Le tirage des appareils B11

La mesure de la dépression de cheminée ne concerne que les appareils B11 / B11BS / B11CS (tirage naturel avec coupe-tirage) : elle doit satisfaire aux exigences du fabricant ou, à défaut, être ≤ −5 Pa en fonctionnement.

Types A, B, C : la classification NBN EN 1749 que tout candidat doit maîtriser

L'attestation de contrôle wallonne demande explicitement le type de montage « B » ou « C » selon CEN/TR 1749 : impossible de remplir correctement le document sans maîtriser cette classification, qui décrit d'où vient l'air comburant et où partent les produits de combustion.

Type Air comburant Évacuation Exemples À savoir
A Pris dans le local Aucun raccordement à un conduit A1AS — chauffe-eau avec contrôle d’atmosphère Sans évacuation vers l’extérieur : proscrit en placement neuf
B Pris dans le local (circuit non étanche) Conduit d’évacuation B11 (coupe-tirage, tirage naturel), B23 (ventilateur en amont, sans coupe-tirage) Interdit dans chambres, salles de bain et douches (Pn < 30 kW) ; suffixes AS/BS = sécurités anti-refoulement
C Pris à l’extérieur (circuit étanche) Conduit étanche, isolé du local C13 (ventouse horizontale), C33 (terminal vertical), C93 (cheminée existante tubée) Types C2, C6 et C7 non admis en Belgique

Le second chiffre de la désignation code la position du ventilateur : 1 = sans ventilateur (tirage naturel), 2 = ventilateur en aval de la chambre de combustion, 3 = ventilateur en amont. Un B11 est donc un appareil non étanche, à tirage naturel, avec coupe-tirage ; un C33, un appareil étanche à terminal vertical. La formation détaille aussi les catégories d'appareils (I2E+, I2E(S), I2E(R), I3+…) qui indiquent les gaz utilisables — à croiser avec la plaque signalétique, dont la lecture fait l'objet d'un module dédié.

Vos obligations administratives une fois agréé

Attestations officielles et tickets d'analyseur

Deux documents types wallons structurent la pratique : l'attestation de contrôle (inspection périodique, contrôles de mise en conformité, remise en fonctionnement, réception) et le rapport de réception, qui n'a de valeur qu'agrafé à une attestation de contrôle. Sur l'attestation figurent notamment le type de montage B/C selon CEN/TR 1749, le type de brûleur, la date de la demande de permis d'urbanisme (avant / à partir du 29/05/2009) et la puissance utile — celle à reporter est la puissance utile au gaz de référence G20 en régime 80/60, lue sur la plaque signalétique.

Registre des actes et dossier chauffage

Le technicien tient un registre chronologique de ses actes (réceptions, contrôles périodiques, diagnostics approfondis), conservé 4 ans, dont copie doit pouvoir être transmise à l'AwAC dans les 5 jours ouvrables sur demande. Chez le client, le dossier chauffage central contient au minimum les instructions d'utilisation et d'entretien, le rapport de réception et les 2 dernières attestations de contrôle.

En cas de danger : la procédure exacte

Si le technicien constate un danger, il avertit l'utilisateur et le propriétaire, oralement et par écrit avec accusé de réception — document signé remis en copie si les parties sont présentes, courrier recommandé sinon. En cas de danger grave et immédiat qu'il ne peut traiter lui-même, il prévient les pompiers (112). En cas d'odeur de gaz, le numéro gratuit du gestionnaire de réseau de distribution (ORES : 0800 87 087) doit être connu de tous.

Le matériel : un analyseur conforme NBN EN 50379

Les équipements de mesure (CO, O₂, CO₂, températures, pressions) doivent répondre à la norme NBN EN 50379. Un analyseur conforme à la partie 3 — sans cellule à compensation H₂ — suffit pour le secteur domestique et tertiaire aux combustibles conventionnels. L'appareil doit pouvoir imprimer des tickets et raccorder deux sondes de température simultanément. L'entretien et l'étalonnage documentés du matériel sont à la fois une condition d'agrément et une condition d'admission à l'examen de renouvellement : sans certificats, pas d'examen.

Ce que couvre la formation G1 : bien plus que du gaz

La matière de l'examen est transversale : réglementation, combustion, technologie des appareils, normes de chaufferie, ventilation, électricité appliquée, sécurité. Voici les grands blocs tels qu'ils sont enseignés chez Atlas Academy :

Bloc Modules Exemples de points clés
Réglementation & documents wallons AGW du 29/01/2009, attestation de contrôle, rapport de réception, orifices de mesure Fréquences 3/2/1 ans, dispense d’orifices 15–17 ans, arbre de décision du diagnostic approfondi
Combustibles gazeux & combustion Origine et transport des gaz, combustion, conversion débit → puissance Indice de Wobbe, facteur d’air λ et formation de CO, méthode du compteur (10 min × 6), Hi gaz H = 10,32 kWh/Nm³
Technologie des appareils Générateurs de chaleur, technique de la condensation, composants de sécurité, plaque signalétique Rendement > 100 % sur Hi expliqué, condensation effective si retour < 52 °C, lecture des plaques et datation des appareils
Classification des appareils gaz NBN EN 1749, subdivision des appareils, types Bxy/Cxy Types A/B/C, position du ventilateur, catégories I2E+, I2E(S), I2E(R), I3+
Fumées, chaufferies, ventilation Systèmes d’évacuation des fumées, normes de chaufferie NBN B 61-001/002, ventilation Seuil des 70 kW, marquage CE des conduits, ventilation basse 6 ou 3 cm²/kW, types C2/C6/C7 non admis
Électricité du chauffagiste Bases d’électricité, schémas, techniques appliquées Diagnostic par la fiche Euro 7 pôles, courant d’ionisation 10–15 µA, protections différentielles
Sécurité, environnement, écoconception Amiante, écoconception/étiquetage énergétique (ErP), exigences PEB Gestes interdits face à l’amiante, étiquette énergétique dans les devis, label package

Quelques exemples de ce qu'un candidat doit savoir expliquer le jour de l'examen : pourquoi une chaudière à condensation affiche un rendement supérieur à 100 % sur Hi (la récupération de la chaleur latente de la vapeur d'eau, jusqu'à +11 % pour le gaz naturel) ; pourquoi la condensation n'est effective que si la température de retour reste sous ~52 °C ; comment vérifier la puissance réelle d'un appareil au compteur (méthode des 10 minutes × 6, avec Hi du gaz H ≈ 10,32 kWh/Nm³) ; ou encore comment diagnostiquer un brûleur via la fiche Euro 7 pôles et un courant d'ionisation de 10 à 15 µA.

Examen, agrément, renouvellement : le parcours pas à pas

1 Certification

Formation (fortement recommandée vu l'étendue de la matière) puis examen dans un centre agréé. En cas de réussite, le centre délivre le certificat de technicien en combustibles gazeux GI.

2 Agrément AwAC

Demande d'agrément auprès de l'AwAC : certificat + matériel entretenu + entreprise inscrite à la BCE (+ accès à la profession le cas échéant). Frais de dossier (178 € en 2019, indexés), numéro d'agrément unique, validité 5 ans.

3 Renouvellement

Tous les 5 ans. Piège classique : à l'examen de renouvellement, le candidat se présente avec ses propres appareils de mesure et leurs certificats d'étalonnage — sans eux, il n'est pas admis à l'examen.

Obligation continue : signaler à l'AwAC dans le mois toute modification des informations de la demande (changement d'employeur, de coordonnées…), l'agrément étant lié aux entreprises déclarées. Et côté calendrier : anticipez le renouvellement plusieurs mois avant l'échéance des 5 ans, pour ne pas vous retrouver sans agrément entre deux sessions d'examen.

À apporter à l'examen de renouvellement : analyseur conforme NBN EN 50379 avec imprimante de tickets et deux sondes de température, manomètre, certificats d'étalonnage et de maintenance à jour.

Se préparer au G1 avec Atlas Academy

Ce guide est le condensé de la formation G1 donnée par Atlas Academy, le centre de formation d'Atlas Contrôle. La formation couvre l'ensemble des blocs décrits ci-dessus — réglementation AGW, combustion, technologie des appareils, normes de chaufferie, électricité appliquée, documents officiels — avec les schémas de vrais appareils du parc belge et l'entraînement aux mesures réelles à l'analyseur. La matière est enseignée par des professionnels qui réalisent des réceptions et des contrôles au quotidien.

Consultez les prochaines sessions, le programme des formations HVAC & combustibles (dont le technicien combustibles liquides — l'agrément L), ou contactez l'Académie pour le programme détaillé. Pour aller plus loin sur le gaz, voyez aussi notre guide du contrôle gaz.

FAQ — Agrément G1 en Wallonie

Quelle est la différence entre l'agrément G1 (GI) et l'agrément GII ?

Le GI est limité aux générateurs gaz de type unit, c'est-à-dire à brûleur indissociable et préréglé par le fabricant (la quasi-totalité des chaudières murales et à condensation résidentielles). Le GII couvre tous les générateurs alimentés en combustibles gazeux, y compris ceux à brûleur séparable.

Le certificat obtenu à l'examen suffit-il pour travailler comme technicien agréé ?

Non. Le certificat délivré par le centre d'examen n'est que la première étape : il faut ensuite introduire une demande d'agrément auprès de l'administration wallonne (AwAC) et recevoir un numéro d'agrément unique. Sans ce numéro, les actes réservés (contrôles, réceptions, entretien de la partie combustion) restent interdits.

L'entretien annuel d'une chaudière gaz est-il obligatoire en Wallonie ?

Non : la réglementation wallonne ne prévoit pas d'obligation d'entretien périodique. En revanche, le contrôle périodique est obligatoire (tous les 3 ans pour le gaz jusqu'à 100 kW, tous les 2 ans au-delà), et l'entretien complet, qui donne accès à la partie combustion, ne peut être réalisé que par un technicien agréé.

À quelle fréquence faut-il contrôler une chaudière gaz, et dans quel délai ?

Tous les 3 ans jusqu'à 100 kW, tous les 2 ans au-delà (1 an pour le mazout). Le contrôle doit être réalisé dans une fenêtre allant du jour anniversaire de la mise en service à 3 mois plus tard. Un contrôle est aussi obligatoire après chaque intervention sur la partie combustion.

Quelles valeurs de CO sont admises lors du contrôle d'une chaudière gaz ?

Cela dépend du type de brûleur : 200 mg/kWh (non-prémix), 150 mg/kWh (prémix) ou 110 mg/kWh (air pulsé), avec une majoration de +15 mg/kWh si l'appareil fonctionne au butane/propane. Les rendements de combustion minimaux associés sont de 88 %, 90 % et 90 % sur Hi.

Que se passe-t-il si l'installation est déclarée non conforme ?

Au contrôle périodique, le responsable dispose de 5 mois pour la mise en conformité, faute de quoi l'installation est mise à l'arrêt. Une dérogation unique de 3 mois est possible sous quatre conditions cumulatives : bâtiment d'habitation, période du 1er septembre au 30 avril, absence de risque pour les personnes, et dérogation jamais accordée auparavant.

Un technicien G1 peut-il réceptionner une chaufferie de 500 kW ?

Non. Dès 400 kW de puissance nominale utile sur un même réseau hydraulique, la réception doit être réalisée par un technicien agréé travaillant pour le compte d'un organisme de contrôle accrédité (règle en vigueur depuis le 1er janvier 2013).

Quel analyseur de combustion faut-il pour être en règle ?

Un analyseur conforme à la NBN EN 50379 — la partie 3, sans compensation H₂, suffit sauf combustions industrielles spécifiques. Il doit pouvoir imprimer des tickets (à agrafer sur l'attestation) et raccorder simultanément deux sondes de température. Son entretien et son étalonnage documentés conditionnent l'agrément et l'admission à l'examen de renouvellement.

La chaudière n'a pas d'orifices de mesure : que faire ?

Si l'appareil n'en est pas équipé d'usine, c'est le technicien agréé qui les réalise (à la mise en route, au premier contrôle après modification, après réparation du dispositif de combustion ou au premier entretien/contrôle périodique). Exception : les chaudières gaz étanches concentriques placées avant le 29/05/2009 sont dispensées pendant 15 ans (facture d'installation), 15 ans et 6 mois (facture d'achat) ou 17 ans (date de construction) ; l'impossibilité de mesurer doit alors être mentionnée sur l'attestation.

Que doit faire le technicien s'il constate un danger lors du contrôle ?

Prévenir l'utilisateur ET le propriétaire, oralement et par écrit avec accusé de réception (écrit signé remis en copie s'ils sont présents, recommandé sinon). En cas de danger grave et immédiat qu'il ne peut pas traiter, il prévient les pompiers (112).

Combien coûte l'agrément et combien de temps est-il valable ?

Les frais de dossier versés à la Région wallonne s'élevaient à 178 € en 2019 (montant indexé — vérifiez le montant en vigueur au moment de la demande), pour un agrément couvrant les volets gasoil et gaz, valable 5 ans. Au renouvellement, le candidat doit se présenter à l'examen avec ses propres équipements de mesure et leurs certificats d'étalonnage, sous peine de ne pas être admis.

Un technicien G1 peut-il convertir une chaudière du gaz naturel au propane ?

Non : cette conversion est réservée à un technicien mandaté par le fabricant, avec procédure spécifique, modification de la plaque signalétique et pose d'un label. Le G1 mesure en revanche l'appareil converti, en appliquant la majoration de +15 mg/kWh sur le seuil de CO pour le butane/propane.

Prêt à passer votre agrément G1 ?

Formation complète alignée sur l'examen wallon, donnée par des techniciens de terrain. Sessions en soirée pour les actifs.