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Les composants d'une installation photovoltaïque raccordée au réseau

Guide installation photovoltaïque — chapitre 3/16

Une installation photovoltaïque résidentielle raccordée au réseau (≤ 10 kVA en Belgique) est une chaîne dont chaque maillon conditionne la production, la sécurité et la conformité réglementaire. Onduleur, micro-onduleurs et optimiseurs, câbles solaires, sectionneur DC, parasurtenseur, protections AC, compteurs, batterie : ce chapitre passe en revue chacun de ces maillons, du module jusqu'au compteur du gestionnaire de réseau. Rédigé par Atlas Contrôle, organisme agréé BELAC ISO 17020 n° 663-INSP, qui réceptionne ces installations au quotidien.

Bon à savoir : le circuit onduleur constitue un circuit supplémentaire de votre installation électrique — une extension importante au sens du RGIE, avec contrôle par un organisme agréé à la clé. Le choix de chaque composant décrit ici sera vérifié lors de la réception.

Vue d'ensemble : la chaîne complète

L'installation type d'une habitation se résume en six constituants :

  1. 1 Les modules photovoltaïques — leur technologie est détaillée au chapitre 2 ;
  2. 2 L'onduleur (ou les onduleurs) ;
  3. 3 Le compteur d'énergie verte, optionnel selon le régime de soutien ;
  4. 4 Les protections : disjoncteur, différentiel, parasurtenseurs ;
  5. 5 Les consommateurs de l'habitation, alimentés via le tableau de répartition ;
  6. 6 Le compteur GRD, bidirectionnel, point de frontière avec le réseau de distribution.

Trois distances structurent le câblage : d1 entre les modules et l'onduleur (câblage DC), d2 entre l'onduleur et le compteur d'énergie verte, d3 entre le tableau de répartition et le compteur GRD. Ces longueurs serviront au chapitre 6 (dimensionnement) et au chapitre 11 (câblage) pour calculer les pertes en ligne et les chutes de tension.

Gardez à l'esprit la distinction entre le GRT (gestionnaire du réseau de transport, Elia) et le GRD (gestionnaire du réseau de distribution : ORES, Resa, AIEG, AIESH ou la Régie de Wavre en Wallonie, Sibelga à Bruxelles, Fluvius en Flandre — né de la fusion d'Eandis et d'Infrax, deux noms que l'on croise encore dans des documents plus anciens). C'est le GRD qui impose les prescriptions Synergrid pour toute réinjection.

L'équilibre production-consommation est dynamique : à un instant donné, la maison consomme 8 A dont 3 A fournis par le photovoltaïque et 5 A par le réseau ; la nuit, tout vient du réseau ; en pleine journée creuse, les panneaux débitent 8 A dont 1 A consommé sur place et 7 A injectés. L'installation doit fonctionner correctement dans ces trois régimes.

L'onduleur photovoltaïque, cœur de l'installation

Les quatre rôles de l'onduleur

L'onduleur réseau remplit quatre fonctions :

1. Convertir DC → AC

Transformer le courant continu des modules en courant alternatif compatible avec l'installation domestique.

2. Se synchroniser au réseau

Caler son alternance sur celle du réseau : tension, fréquence et phase.

3. Traquer le point de puissance maximale

Chercher en permanence le Mpp du champ photovoltaïque, qui se déplace avec l'éclairement et la température (tracking MPPT).

4. Se déconnecter si le réseau disparaît

Protection anti-îlotage : le RGIE exige une coupure en moins de 5 secondes après disparition de la tension réseau, sans réinjection tant qu'elle n'est pas rétablie.

Règle belge de dimensionnement : la puissance AC maximale de l'onduleur est choisie à environ 80 % de la puissance crête DC installée (pour des modules orientés sud à 35°). Un champ de 5 000 Wc sera typiquement associé à un onduleur d'environ 4 000 VA : le champ n'atteint que rarement sa puissance STC sous nos latitudes, et un onduleur légèrement sous-dimensionné travaille plus souvent dans sa zone de rendement optimal. Le calcul détaillé fait l'objet du chapitre 7.

Deux caractéristiques secondaires méritent l'attention quand l'onduleur est placé dans un local habité : l'autoconsommation de nuit (de l'ordre de 1 W sur les SMA Sunny Boy 3000TL-5000TL, moins de 5,5 W sur un Huawei SUN2000-M1) et le niveau sonore (environ 25 dB(A) sur cette gamme SMA).

Onduleur string, micro-onduleur ou optimiseur ?

Quatre architectures sont possibles pour raccorder les modules à l'onduleur :

Architecture Principe Nombre de Mpp
Mono-string Un seul string de modules en série vers un onduleur à une entrée MPPT 1
Multistring Plusieurs strings distincts vers un onduleur à plusieurs entrées MPPT indépendantes 2 ou plus
Micro-onduleurs Conversion DC/AC directement au module, bus AC commun vers le tableau souvent 1 par module
Optimiseurs de Mpp Conversion DC/DC au niveau de chaque module, un onduleur string en aval 1 par module + onduleur central

Le mono-string est la solution la plus simple pour un pan de toiture homogène et sans ombrage. Le multistring s'impose dès que l'installation comporte deux orientations ou inclinaisons différentes (par exemple un couplage Est-Ouest) : chaque string dispose de son propre tracker MPPT. Les micro-onduleurs et les optimiseurs traitent le problème à l'échelle du module : ils limitent l'impact d'un ombrage partiel ou d'un module défaillant et permettent un monitoring individuel (portails type SolarEdge), au prix d'un coût et d'un nombre de composants en toiture plus élevés. Des onduleurs peuvent aussi être montés en batterie (plusieurs appareils en parallèle), configuration plutôt rencontrée en tertiaire.

Le rendement européen, pas le rendement maximal

Le rendement d'un onduleur n'est pas une constante : il dépend essentiellement de la puissance et de la tension d'entrée DC. Les courbes des fabricants montrent une montée rapide de ~86 % à ~97-98 % dès que l'onduleur dépasse une fraction de sa puissance assignée. Pour comparer les appareils, on utilise le rendement européen (ηeu) : une moyenne pondérée du rendement à différents taux de charge, représentative d'un profil d'ensoleillement européen. Les onduleurs actuels affichent un rendement européen entre 92 et 98 %. Quelques repères tirés des fiches techniques des fabricants : SMA Sunny Boy 3000TL à 5000TL, rendement max 97 % pour un rendement européen de 95 à 95,5 % ; Huawei SUN2000-3/10KTL-M1, rendement max 98,2 à 98,6 % pour un rendement européen de 96,7 à 98,1 %. C'est le rendement européen, et non le rendement maximal, qu'il faut utiliser dans les bilans énergétiques.

Accrochage : rester dans la fenêtre de tension

L'onduleur ne fonctionne que dans une fenêtre de tension DC délimitée par sa tension minimale de démarrage et sa tension d'entrée maximale : c'est la zone d'« accrochage ». Le choix de l'onduleur — et du nombre de modules par string — se fait donc en croisant :

  • le type de réseau et les prescriptions applicables : Synergrid C10/11, liste de matériel C10/26 (qui a succédé à l'ancienne C10/22) et norme VDE 0126 pour le dispositif de déconnexion ;
  • le type et le nombre de modules : on vérifie Uoc à −10 °C (tension maximale du string, à comparer à la tension d'entrée max), Umpp à −10 °C et à +70 °C (à situer dans la plage MPPT) et Impp (à comparer au courant d'entrée maximal) ;
  • l'endroit où l'onduleur sera placé.

La méthode de calcul complète — corriger les tensions du module aux températures extrêmes à l'aide du coefficient de température, puis en déduire les nombres minimal et maximal de modules par string — est déroulée pas à pas au chapitre 7, et appliquée à l'étude de cas du chapitre 16.

Côté implantation : l'onduleur se place à l'intérieur (local technique, température ambiante et affichage visibles) ou à l'extérieur (à l'ombre, protégé des intempéries), en respectant les espacements de ventilation de la notice — typiquement 10 cm autour de l'appareil, 50 cm entre deux onduleurs ou une cloison déflectrice — et une hauteur d'axe d'environ 1,5 m du sol.

Câbles solaires et connecteurs

Le câblage DC utilise du câble solaire spécifique, historiquement de type PV1-F et aujourd'hui H1Z2Z2-K selon EN 50618 (par exemple le EUCASOLAR de Kabelwerk Eupen) : conducteur cuivre étamé souple classe 5, double isolation sans halogènes autorisant l'usage en classe II, tension assignée DC 1,5/1,5 kV, tenue de −40 °C à +90 °C en ambiance (120 °C au conducteur), résistance aux UV, à l'ozone et aux intempéries, durée de vie estimée supérieure à 25 ans. La gaine noire ou rouge distingue les polarités. Pour un rappel des familles de câbles côté AC, voir notre guide des types de câbles.

Les valeurs de résistance linéique du fabricant servent directement au calcul des pertes (R = ρ × L/S, avec ρcuivre ≈ 0,016-0,017 Ω·mm²/m) :

Section (mm²) Résistance à 20 °C (Ω/km) Courant admissible à l'air libre (A)
4 5,09 55
6 3,39 70
10 1,95 98
16 1,24 132

La connectique se fait par connecteurs solaires débrochables : MC3 (ancien), MC4 (le standard de fait), Tyco, Phoenix SUNCLIX. Chaque famille exige sa pince à sertir dédiée — on ne mélange pas des connecteurs de marques différentes. Les connecteurs sont classés IP67/IP68 ; la signalétique RGIE impose la mention « Ne pas déconnecter en charge » sur le parcours DC : un connecteur MC4 n'est pas un organe de coupure.

Au cheminement des câbles DC, on veille à réduire la surface de boucle entre polarités (aller et retour côte à côte, torsadés si possible) pour limiter les surtensions induites par la foudre, et à préserver l'étanchéité à l'air aux traversées de toiture — le cheminement complet est traité au chapitre 11.

Sectionneur DC, fusibles gPV et parasurtenseurs

L'interrupteur-sectionneur DC

Entre le champ de modules et l'onduleur, un interrupteur DC permet d'isoler la partie continue pour la maintenance. Trois formes existent : coffret interrupteur-sectionneur rotatif pour montage extérieur, appareil modulaire en coffret, ou sectionneur intégré dans l'onduleur (courant sur les appareils récents, comme le Huawei SUN2000). Le matériel est dimensionné pour la tension DC du système : porte-fusibles et sectionneurs 750 V DC pour le résidentiel, le RGIE limitant le générateur photovoltaïque domestique à 750 V en basse tension de 1ʳᵉ catégorie.

Côté protection DC, la règle de dimensionnement usuelle fixe quand des fusibles gPV (sur le + et sur le −) s'imposent : si (n−1) × Isc × 1,25 > Imax inverse du module, n étant le nombre de strings en parallèle. Pour une installation résidentielle à un ou deux strings, ce seuil n'est généralement pas atteint (exemple chiffré : module de 260 Wc, Isc = 9,05 A, courant inverse admissible 16 A).

Les parasurtenseurs

La Belgique présente une densité de foudroiement non négligeable. Les surtensions transitoires atteignent l'installation par coup de foudre direct, par coup distant sur une ligne aérienne ou par induction dans les boucles de câblage. Le parasurtenseur DC (varistances/éclateurs raccordés à la terre) protège l'entrée de l'onduleur ; un parasurtenseur AC protège le côté réseau. Les onduleurs récents intègrent souvent des dispositifs de type II selon EN/IEC 61643-11 des deux côtés (cas du Huawei SUN2000-M1). Le parasurtenseur figure en option dans le devis type — sa pertinence se juge au cas par cas : exposition, longueur des lignes, valeur du matériel.

Les protections AC et le tableau

Le circuit onduleur est un circuit supplémentaire de l'installation, donc une extension importante au sens du RGIE, avec contrôle par organisme agréé à la clé. Côté AC, on trouve :

  • un disjoncteur dédié au départ onduleur, du calibre préconisé par le fabricant ; avec plusieurs onduleurs, on préconise un disjoncteur par onduleur ;
  • un interrupteur différentiel 300 mA de type A couvrant au moins la partie photovoltaïque — le type A est requis pour détecter les courants de défaut à composante continue pulsée (sur les types AC, A et B, voir notre guide disjoncteur, différentiel, fusible) ;
  • la coordination section/protection des câbles AC, selon le tableau de référence usuel :
Section (mm²) Disjoncteur max
2,5 20 A
4 25 A
6 40 A
10 63 A
Deux pièges classiques relevés sur le terrain. D'une part le jeu de barres du tableau divisionnaire surchargé quand l'injection onduleur s'ajoute au courant du disjoncteur GRD au mauvais endroit (50 A réseau + 20 A onduleur = 70 A dans un pontage prévu pour moins). D'autre part le déséquilibre entre phases en triphasé : la Synergrid C10/11 impose le raccordement monophasé jusqu'à 5 kVA, le multiphasé jusqu'à 10 kVA avec maximum 5 kVA par phase et une répartition uniforme recommandée — deux onduleurs de 2 500 W sur deux phases plutôt qu'un seul de 5 000 W sur une phase.

Le raccordement au tableau, pas à pas, est l'objet du chapitre 12. Pensez aussi à mettre à jour votre schéma unifilaire : notre outil en ligne gratuit génère un schéma conforme au Livre 1, panneaux et onduleur compris.

Les compteurs : GRD et énergie verte

Le compteur GRD, bidirectionnel

Le compteur du GRD est le point de comptage officiel. Avec une installation photovoltaïque, il doit être bidirectionnel : il enregistre séparément les prélèvements (codes d'affichage type 1.8.1/1.8.2 en heures pleines/creuses) et les injections (codes 2.8.1/2.8.2). Les compteurs communicants offrent en outre des ports de lecture client (P1/S1) exploitables pour le suivi des flux ; leur activation auprès du GRD est détaillée au chapitre 14 (démarches après installation).

Attention au contexte réglementaire : le principe du « compteur qui tourne à l'envers » (compensation), longtemps présenté comme la règle, est en extinction et diffère selon la région — tarif prosumer en Wallonie, comptage séparé injection/prélèvement à Bruxelles et en Flandre. La situation évolue : vérifiez systématiquement le régime en vigueur en 2026 auprès du régulateur régional et du GRD avant de conseiller un client. Le chapitre 4 fait le point région par région.

Le compteur d'énergie verte

Le compteur d'énergie verte, placé en sortie d'onduleur, mesure la production brute. Il est optionnel : il conditionne l'octroi de certificats verts là où ce régime subsiste, et reste utile pour le suivi de production. Exigences : compteur classe 2 ou classe B (EN 50470-3), marquage MID (ou européen) restant visible après installation — un point vérifié par l'organisme agréé lors de la réception. Il existe en mono, tri ou tétrapolaire (par exemple la série Finder 7E, consommation propre d'environ 0,7 VA / 1 W, qui entre dans le calcul du rendement global).

Batteries de stockage et gestion des consommateurs

Sans être indispensables à une installation raccordée au réseau, deux compléments prennent une importance croissante à mesure que la rémunération de l'injection diminue : le stockage sur batterie et le pilotage des consommateurs. Tous deux servent le même objectif — augmenter la part autoconsommée de la production, dont le chapitre 8 montre qu'elle est devenue la variable clé de la rentabilité.

Choisir une batterie domestique

Prenons l'exemple des fiches techniques LG Chem RESU : leurs rubriques donnent directement les critères de choix :

  • la capacité utile (usable energy), à distinguer de la capacité totale affichée : c'est elle qui mesure l'énergie réellement stockable au quotidien ;
  • la tension : les gammes 48 V (RESU3.3, RESU6.5, RESU10) se raccordent à un onduleur-chargeur basse tension, tandis que les gammes haute tension 400 V (RESU7H et RESU10H, environ 7,0 et 9,8 kWh, plage 350-450 V) s'associent aux onduleurs hybrides ; la tension de la batterie doit correspondre à celle qu'accepte l'appareil qui la charge ;
  • la puissance de pointe, qui borne ce que la batterie peut débiter instantanément ;
  • la communication (RS485 sur les RESU haute tension) : la compatibilité batterie-onduleur se vérifie sur les listes du fabricant, pas sur la seule tension ;
  • les dimensions, le poids et les certifications, qui conditionnent l'implantation ;
  • l'extensibilité : le boîtier RESU Plus permet par exemple de coupler deux modèles 48 V.

Côté architecture, deux couplages existent : le couplage DC, où la batterie se branche sur l'entrée dédiée d'un onduleur hybride (le Huawei SUN2000-M1 accepte ainsi une batterie LUNA2000), et le couplage AC, où un onduleur-chargeur distinct (SMA Sunny Boy Storage, Enphase Encharge) s'ajoute côté alternatif — la solution naturelle pour équiper une installation existante. Dans les deux cas, l'ajout d'une batterie est soumis aux prescriptions Synergrid et à un nouveau contrôle : voyez notre page batterie domestique & C10/11.

La gestion intelligente des consommateurs

Plutôt que de stocker le surplus, on peut décaler des consommations vers les heures de production. L'architecture SMA en donne un bon exemple, en deux niveaux : le système de base (onduleurs, routeur et portail Sunny Portal, applications SMA Energy / 360°, compteur de facturation, consommateurs non pilotés) qui permet de voir les flux ; et le système étendu (gestionnaire Sunny Home Manager 2.0 avec SMA Energy Meter, prises commandées type Edimax, Power Limiter — récepteur de télécommande centralisée —, batterie sur Sunny Boy Storage et EV Charger pour le véhicule électrique) qui permet d'agir sur les flux.

L'exemple chiffré du routage vers un boiler : l'installation produit 5 kW, la maison en consomme 3 kW ; au lieu d'injecter les 2 kW restants, un gestionnaire à mesure par tore les route vers un boiler électrique de 2 kW — 0 kW part au réseau. L'eau chaude sanitaire représentant 2 000 à 3 000 kWh/an, c'est l'un des gisements d'autoconsommation les plus rentables, avant même la batterie.

Exemple réel combinant les deux approches, chez Enphase : 9 panneaux de 400 Wc équipés de 9 micro-onduleurs IQ7A, 2 batteries Encharge 3T, une passerelle Envoy-S Metered avec 2 pinces de mesure production/consommation, un kit de communication reliant les batteries à l'Envoy, et 2 Q-relais (l'un coupant les micro-onduleurs, l'autre les batteries). Le monitoring de l'installation — suivi de production, portails et diagnostic — est développé aux chapitres 15 et 16.

Le rendement global de la chaîne

Chaque composant prélève sa part. Un calcul type, à titre d'ordre de grandeur :

Maillon Rendement
Module (poly)cristallin 18 %
Onduleur 96 %
Câbles et connecteurs (pertes ≈ 2 %) 98 %
Auxiliaires (compteur d'énergie verte, disjoncteurs…) 98 %

Soit η global = 0,18 × 0,96 × 0,98 × 0,98 ≈ 0,165, soit 16,5 % : sur 1 000 kWh d'énergie solaire incidente, environ 160 kWh sont effectivement récupérables. Ce chiffre justifie les règles de dimensionnement du chapitre 6 : limiter les pertes en ligne DC + AC à 2 % de la puissance installée et la chute de tension AC à 1 % (dans l'étude de cas du chapitre 16 : 43,4 W de pertes DC sur 78,3 W admissibles, chute de tension AC de 0,18 %).

À retenir

  • La chaîne complète : modules → (interrupteur DC) → onduleur → compteur d'énergie verte optionnel → protections AC → tableau → compteur GRD bidirectionnel. C'est le GRD qui impose les prescriptions Synergrid (C10/11, matériel C10/26).
  • L'onduleur remplit quatre rôles : conversion DC/AC, synchronisation réseau, recherche du Mpp, déconnexion automatique en moins de 5 s en cas de perte réseau. Règle belge de dimensionnement : PAC onduleur ≈ 80 % de la Pc des modules.
  • Comparez les onduleurs sur le rendement européen (92 à 98 %), qui dépend de la puissance et de la tension d'entrée DC — pas sur le rendement maximal.
  • Le string doit rester dans la fenêtre de l'onduleur : Uoc à −10 °C sous la tension max d'entrée, Umpp entre −10 °C et +70 °C dans la plage MPPT, Impp sous le courant d'entrée max.
  • Côté matériel : câble solaire H1Z2Z2-K (EN 50618) et connecteurs sertis à l'outil dédié (MC4…), interrupteur-sectionneur DC (750 V max en domestique), parasurtenseurs type II, disjoncteur dédié + différentiel 300 mA type A, max 5 kVA par phase en triphasé.
  • Batteries (48 V ou haute tension, couplage AC ou DC selon l'onduleur) et gestion des consommateurs (routage du surplus vers un boiler, prises pilotées) sont les deux leviers matériels de l'autoconsommation — un boiler représente à lui seul 2 000 à 3 000 kWh/an de gisement.
  • Compteur d'énergie verte : classe 2/B, marquage MID visible après pose. Régimes de compensation, tarif prosumer et certificats verts évoluent constamment : vérifiez la situation régionale à jour (2026) avant tout conseil au client.

Batterie, onduleur hybride : votre installation évolue ?

L'ajout d'une batterie domestique est encadré par les prescriptions Synergrid C10/11 et passe par un contrôle de l'installation. Et chaque extension se traduit sur le schéma unifilaire — générez le vôtre gratuitement en ligne. Atlas Contrôle réceptionne votre installation en toute indépendance : nous ne vendons ni n'installons de matériel.

Questions fréquentes

Quel est le rôle de l'onduleur photovoltaïque ?
L'onduleur réseau remplit quatre fonctions : transformer le courant continu (DC) des modules en courant alternatif (AC) compatible avec l'installation domestique ; synchroniser son alternance avec le réseau (tension, fréquence, phase) ; chercher en permanence le point de puissance maximale du champ photovoltaïque (tracking MPPT) ; et se déconnecter automatiquement en cas de perte du réseau (anti-îlotage), en moins de 5 secondes selon le RGIE. En Belgique, sa puissance AC est en général choisie à environ 80 % de la puissance crête DC des modules.
Micro-onduleur ou optimiseur : quelle différence ?
Le micro-onduleur convertit le courant continu en alternatif directement au niveau de chaque module : un bus AC redescend vers le tableau, il n'y a plus d'onduleur central. L'optimiseur, lui, effectue une conversion DC/DC au niveau de chaque module, mais un onduleur string reste nécessaire en aval. Dans les deux cas, chaque module dispose de son propre point de puissance maximale : l'impact d'un ombrage partiel ou d'un module défaillant est limité et le monitoring est individuel — au prix d'un coût et d'un nombre de composants en toiture plus élevés.
Faut-il un parasurtenseur pour une installation photovoltaïque ?
La Belgique présente une densité de foudroiement non négligeable, et les surtensions atteignent l'installation par coup de foudre direct, par coup distant sur une ligne aérienne ou par induction dans les boucles de câblage. Un parasurtenseur DC protège l'entrée de l'onduleur, un parasurtenseur AC protège le côté réseau. Beaucoup d'onduleurs récents intègrent des dispositifs de type II (EN/IEC 61643-11) des deux côtés. Sa pertinence se juge au cas par cas : exposition du bâtiment, longueur des lignes, valeur du matériel.
Quel différentiel pour une installation photovoltaïque ?
Le circuit onduleur doit être couvert par un interrupteur différentiel de 300 mA de type A au minimum. Le type A est requis pour détecter les courants de défaut à composante continue pulsée que peut générer l'électronique de puissance — un différentiel de type AC classique peut être « aveuglé ». S'y ajoute un disjoncteur dédié au départ onduleur, du calibre préconisé par le fabricant, avec un disjoncteur par onduleur lorsqu'il y en a plusieurs.
Le compteur d'énergie verte est-il obligatoire ?
Non, il est optionnel : il conditionne l'octroi de certificats verts là où ce régime subsiste, et reste utile pour le suivi de la production brute. S'il est installé, il doit être de classe 2 ou de classe B (EN 50470-3), avec un marquage MID (ou européen) qui reste visible après la pose — un point que l'organisme agréé vérifie lors de la réception. Les régimes de soutien évoluant constamment, vérifiez la situation de votre région avant d'en installer un.