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PEB Wallonie en open data : 843 806 certificats analysés, ce que les chiffres révèlent

Toon Verdru · · Mis à jour le 8 mai 2026
PEB Wallonie en open data : 843 806 certificats analysés, ce que les chiffres révèlent

PEB Wallonie en open data : 843 806 certificats analysés, ce que les chiffres révèlent

Depuis quelques semaines, la Région wallonne met à disposition de tous l’intégralité de sa base de données PEB via le portail Open Data Wallonie-Bruxelles (ODWB). Pour la première fois, citoyens, professionnels de l’immobilier et chercheurs peuvent consulter, filtrer et exporter les caractéristiques de plus de 843 806 certificats délivrés depuis 2010. Atlas Contrôle, organisme certificateur agréé en Région wallonne, à Bruxelles et en Flandre, décrypte ces données et leurs implications concrètes.

Ce que contient le dataset ODWB

Le portail data.odwb.be publie l’ensemble des certificats PEB délivrés en Région wallonne depuis 2010. Pour chaque logement on trouve l’identifiant du bâtiment et la commune, l’Espec (consommation spécifique d’énergie primaire en kWh/m²/an), le label énergétique (de A++ à G), le type de logement (maison unifamiliale ou appartement), la configuration (4 façades, mitoyen…), l’année ou la période de construction, la surface chauffée, l’équipement principal (chaudière, pompe à chaleur, photovoltaïque) et la date de délivrance du certificat.

Les données sont visualisables, filtrables et exportables au format CSV ou JSON. Aucun frais, aucune inscription : c’est de l’open data au sens plein du terme.

5 enseignements clés à tirer du dataset

1. Seulement 1,5 % des logements wallons certifiés sont en classe A, A+ ou A++. Sur 843 806 certificats, à peine 12 526 logements atteignent les meilleures classes. Cela signifie que 98,5 % du parc certifié wallon a une marge de progression énergétique réelle. Pour un acheteur, c’est un signal fort : un bien classé B est déjà au-dessus de la moyenne wallonne.

2. Le parc immobilier wallon est marqué par son ancienneté. Une part majoritaire des logements certifiés a été construite avant 1971, soit avant que l’isolation thermique systématique ne devienne une obligation (années 1985). Conséquence directe : la majorité des certificats délivrés se concentre dans les classes D, E et F.

3. Les classes énergivores F et G restent fréquentes. Bien que la sensibilisation progresse, ces deux classes représentent encore une part significative du parc certifié — particulièrement dans les maisons 4 façades anciennes, les habitations rurales et les biens locatifs non rénovés.

4. La géographie compte : disparités marquées entre provinces. Le Brabant wallon, par sa typologie urbaine plus récente et ses revenus médians plus élevés, présente un parc en moyenne mieux classé. À l’opposé, certaines zones du Hainaut et de la province de Liège, marquées par un patrimoine industriel et résidentiel plus ancien, concentrent davantage de logements en classes E à G.

5. L’évolution depuis 2010 montre que les rénovations portent leurs fruits. L’analyse longitudinale des certificats délivrés depuis 2010 révèle une amélioration progressive : la part des classes B et C augmente d’année en année, signe que les vagues de rénovation (isolation toiture, vitrage, chaudière à condensation, photovoltaïque) ont un impact mesurable sur le parc certifié.

Ce que ça change concrètement pour vous

Pour un acheteur, l’open data PEB permet désormais de comparer rapidement un bien que vous visitez à la moyenne de sa commune. Si une maison à Charleroi est classée D et que la moyenne communale est E, c’est un avantage réel sur le marché. Inversement, un logement classé F dans une commune où la moyenne est C devra justifier sa décote.

Pour un vendeur, connaître le label moyen de votre commune permet de positionner correctement votre prix de vente. Un bien mieux classé que la moyenne se vend plus vite et avec moins de négociation. Un bien moins bien classé peut justifier un investissement de rénovation ciblé avant la mise en vente.

Pour un gestionnaire de bien locatif, les obligations d’amélioration énergétique se durcissent. À Bruxelles, les biens classés F seront interdits à la location dès 2026 et les classes E dès 2030. La Wallonie suit la même logique. Anticiper la rénovation devient un enjeu de patrimoine.

Pourquoi cette ouverture change la donne

Avant l’open data, les acheteurs et vendeurs naviguaient à l’aveugle : un certificat PEB individuel donnait un chiffre, mais sans repère pour le comparer à la moyenne du quartier ou de la commune. Désormais, chaque visite immobilière peut être contextualisée. C’est un pas important vers un marché plus transparent où la performance énergétique devient un critère de prix objectivé, comparable au prix au mètre carré.

Pour les professionnels de l’immobilier — agents, notaires, gestionnaires de copropriété — le dataset devient un outil d’aide à la décision incontournable. Pour les pouvoirs publics, il permet de cibler les zones où les politiques de rénovation auront le plus d’impact.

Atlas Contrôle salue cette ouverture

Atlas Contrôle est organisme certificateur PEB agréé en Région wallonne, à Bruxelles et en Flandre, depuis 2010. L’ouverture des données PEB renforce la transparence du marché immobilier et donne au citoyen un outil de comparaison objectif. C’est un complément indispensable à la certification individuelle.

Avant de commander votre certificat officiel, estimez votre classe énergétique en 3 minutes avec notre simulateur PEB gratuit. Adapté aux trois Régions belges (Wallonie, Bruxelles, Flandre), il applique la grille officielle de votre Région.

Si vous avez besoin d’un certificat officiel pour une vente, une location ou une ouverture de compteur, Atlas Contrôle intervient dans toute la Belgique depuis ses 4 antennes (Bruxelles, Vilvoorde, Liège, Gand). Délai d’intervention rapide, certificat reconnu légalement.

Sources et liens utiles

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