Norme NBN D 51-003 · Appareils ouverts < 70 kW · BELAC ISO 17020
Ventilation et amenée d'air comburant : les règles pour votre appareil gaz
Une chaudière ou un chauffe-bain « ouvert » consomme l'air de la pièce où il est installé. Sans amenée d'air comburant correctement dimensionnée et sans ventilation haute et basse, la combustion se dégrade et produit du monoxyde de carbone. C'est l'un des chapitres les plus contrôlés — et les plus souvent non conformes — lors d'un contrôle gaz. Cette fiche Atlas détaille les sections d'orifices en cm²/kW, les règles du placard et du local chaudière, les locaux interdits et ce que l'inspecteur vérifie.
Permanente et non obturable
Un orifice dans chaque local abritant un appareil ouvert, dimensionné en cm² par kW installé, jamais en dessous de 50 cm².
Le duo obligatoire
L'amenée d'air sert de ventilation basse ; la ventilation haute évacue l'air vicié avec au moins 1/3 de la section basse (min. 50 cm²).
Type B : jamais en salle de bain
Chambre, salle de bain, salle de douche et WC sont interdits aux appareils ouverts de type B — même en remplacement depuis 2015.
Pourquoi un appareil gaz ouvert a besoin d'air
Les appareils de type A et de type B sont dits « ouverts » : leur chambre de combustion communique avec l'air ambiant. Chaque kW de puissance brûlé consomme un volume d'air important — air qui doit être renouvelé en continu, faute de quoi la flamme manque d'oxygène, la combustion devient incomplète et produit du CO. À l'inverse, un appareil étanche de type C puise son air à l'extérieur : il échappe à la plupart des règles de cette page (mais pas à toutes — voir plus bas).
La norme distingue deux fonctions complémentaires, souvent confondues :
- L'amenée d'air comburant : fournir à l'appareil l'oxygène nécessaire à la combustion. C'est une exigence de sécurité directe.
- La ventilation du local (haute + basse) : maintenir une bonne qualité d'air intérieur et limiter la surchauffe — la température du local ne doit pas dépasser 40 °C.
En pratique, pour un appareil ouvert, l'orifice d'amenée d'air comburant fait aussi office de ventilation basse : il n'y a pas besoin d'un second trou en bas du mur. Mais la ventilation haute, elle, reste un dispositif distinct et obligatoire. C'est précisément là que les installations vieillissantes pèchent : la grille haute a été bouchée « parce qu'il faisait froid », ou n'a jamais existé.
L'amenée d'air comburant : les règles générales
Chaque espace où un appareil ouvert est installé doit disposer d'une amenée d'air suffisante et permanente. Trois principes structurent le chapitre :
- Non obturable, sans exception. L'orifice ne peut comporter aucun dispositif permettant de le fermer. Une grille avec volet coulissant, un clapet, un cache amovible : autant de non-conformités immédiates.
- Positionné en partie basse du local — par exemple 10 cm au-dessus du plancher. Nuance importante : lorsque les produits de combustion sont évacués par un conduit (appareil de type B), l'orifice d'amenée d'air peut aussi déboucher en partie haute du local. Les orifices doivent par ailleurs être disposés de manière à ne pas gêner les occupants (courants d'air).
- En communication directe avec l'extérieur, soit par une ouverture dans une paroi extérieure du local, soit par un conduit d'amenée d'air.
L'exception des ouvertures de transfert
Quand le local chaudière n'a pas de mur extérieur, l'air peut exceptionnellement transiter par au maximum deux ouvertures de transfert (grilles dans une porte ou une cloison intérieure), mais uniquement si trois conditions sont réunies simultanément :
- la puissance nominale installée ne dépasse pas 30 kW ;
- on se trouve dans un bâtiment existant ;
- il s'agit d'un appareil de type A, d'un appareil de type B, ou de l'ajout d'un appareil supplémentaire dans un local qui n'est ni une chambre, ni une salle de bain, ni une salle de douche, ni un cabinet de toilette.
Interdit en construction neuve
L'amenée d'air comburant par ouverture de transfert est toujours interdite pour une chaudière de chauffage central dans une construction neuve ou une rénovation avec permis de bâtir. Dans ces bâtiments, l'air doit venir directement de l'extérieur, par orifice ou par conduit.
Un seul orifice pour tout faire ? Le cas du soupirail
Un même orifice ne peut pas servir à la fois d'amenée et d'évacuation d'air — l'air entrant et l'air sortant se court-circuiteraient. La norme tolère une seule exception : un soupirail unique situé dans la partie supérieure du local (cave typique), à condition que la profondeur du local depuis la paroi extérieure ne dépasse pas 5 m et que la section libre du soupirail atteigne au moins 5 fois la section d'amenée d'air exigée par la norme.
Dimensionnement : combien de cm² pour votre appareil ?
La section de chaque orifice se calcule en cm² par kW de puissance nominale installée, selon le type d'appareil et le trajet de l'air. Plus l'air fait de détours (ouvertures de transfert), plus chaque ouverture doit être grande. Deux planchers absolus s'ajoutent au calcul : aucun orifice ne peut faire moins de 50 cm², et un appareil A1AS exige au minimum 150 cm². Les ouvertures de transfert doivent avoir la même section que l'orifice d'amenée d'air.
| Type d'appareil | Bâtiment existant (cm²/kW par ouverture) | Bâtiment neuf ou rénové | ||
|---|---|---|---|---|
| Orifice direct vers l'extérieur | Orifice + 1 ouverture de transfert | Orifice + 2 ouvertures de transfert | Orifice direct vers l'extérieur uniquement | |
| Type A (cuisinière, four…) | 13 cm²/kW | 18 cm²/kW | 23 cm²/kW | 13 cm²/kW |
| Type B1 (B11BS atmosphérique…) | 6 cm²/kW | 8 cm²/kW | 10 cm²/kW | 6 cm²/kW |
| Type B2 / B3 (avec ventilateur) | 3 cm²/kW | 4 cm²/kW | 5 cm²/kW | 3 cm²/kW |
| Minima absolus | Jamais moins de 50 cm² par orifice — au moins 150 cm² pour un appareil A1AS | |||
Exemple de calcul
Chaudière atmosphérique B11BS de 24 kW dans une buanderie de bâtiment existant, avec un orifice donnant directement sur l'extérieur : 24 kW × 6 cm²/kW = 144 cm² de section libre minimale. Si l'air doit passer par une ouverture de transfert dans la porte, l'orifice extérieur ET la grille de porte doivent chacun atteindre 24 × 8 = 192 cm².
La découpe sous la porte
Une ouverture de transfert peut prendre la forme d'une découpe permanente au bas d'une porte d'accès : hauteur minimale de 2,5 cm pour une section d'au moins 150 cm². C'est la solution classique pour un local chaudière intérieur ou une chaudière dans un placard — encore faut-il que la découpe existe réellement et n'ait pas été neutralisée par un seuil ou une brosse de bas de porte.
L'amenée d'air par conduit
Quand aucune paroi du local ne donne sur l'extérieur, l'air comburant peut être acheminé par un conduit d'amenée d'air, horizontal ou vertical, traversant au besoin un ou plusieurs locaux. Le conduit doit alors :
- être étanche par rapport aux locaux qu'il traverse et présenter des parois lisses ;
- ne comporter aucun dispositif d'obturation ;
- être dimensionné pour limiter la perte de charge à 3 Pa lorsque l'évacuation des fumées se fait par tirage naturel, avec une section minimale calculée selon la norme NBN B 61-001 ou NBN B 61-002 en fonction de la puissance installée.
Pour un conduit horizontal, le débouché doit se situer à l'air libre, dans un pan de façade adjacent au pan de toiture où débouche le conduit d'évacuation des fumées — pour que prise d'air et rejet des fumées subissent les mêmes conditions de vent.
Pour un conduit vertical débouchant en toiture, trois exigences cumulées : l'extrémité en toiture doit se situer dans la zone de surpression, être munie d'un terminal de prise d'air, et le bas du conduit doit être prolongé jusqu'à 30 à 50 cm du sol du local. Un conduit vertical sans terminal et coupé à mi-hauteur est explicitement interdit. Une seconde option existe : le conduit vertical alimenté par le bas depuis l'extérieur, avec débouché en façade adjacente au pan de toiture de l'évacuation.
Ventilation haute et basse du local
Tout espace abritant un appareil d'utilisation ouvert doit être ventilé par une ventilation basse et une ventilation haute. La norme exempte quelques cas : les appareils de type C qui ne sont pas des chaudières de chauffage central, les cuisinières et taques de cuisson, les fours domestiques et les réchauds ou brûleurs de laboratoire. Pour tout le reste — chaudières, chauffe-bains, poêles raccordés — le duo est obligatoire.
Ventilation basse : déjà couverte par l'amenée d'air
Pour un appareil ouvert, l'orifice d'amenée d'air comburant peut également servir de ventilation basse : aucun orifice supplémentaire n'est nécessaire. C'est logique — l'air comburant entre déjà en partie basse du local.
Ventilation haute : au moins 1/3 de la basse, minimum 50 cm²
La ventilation haute évacue l'air vicié et la chaleur. Sa section doit atteindre au moins 1/3 de la section de la ventilation basse, avec un minimum absolu de 50 cm². Elle peut être réalisée de trois manières :
- Un orifice — pratiqué dans la partie supérieure du local, débouchant directement à l'extérieur, situé au-dessus du niveau de sortie des éventuels appareils de type A. L'orifice d'amenée d'air, la sortie de ventilation haute et le débouché du conduit de fumées doivent se trouver dans des pans de toiture et de façade adjacents.
- Un conduit dédié — de section au moins égale à celle de l'amenée d'air comburant, ascendant et rectiligne sur toute sa longueur, démarrant à au moins 1,80 m au-dessus du sol du local (et au-dessus du niveau de sortie des appareils de type A). Son débouché doit être plus bas que celui du conduit d'évacuation des fumées et hors de toute zone de surpression statique. Ce conduit ne peut pas servir à ventiler d'autres espaces, et ses matériaux doivent garantir étanchéité et résistance à la corrosion.
- Le conduit d'évacuation des fumées d'un appareil B11BS — configuration admise uniquement si un seul appareil B11BS est raccordé à ce conduit individuel, et si le bord inférieur du coupe-tirage antirefouleur se situe à au moins 2/3 de la hauteur du local au-dessus du plancher.
Détail souvent ignoré : un local ne contenant qu'une chaudière de type C doit malgré tout être ventilé si le rapport entre la puissance installée et le volume du local est tel que la chaleur dégagée ne peut être évacuée — l'objectif de plafonner la température du local à 40 °C vaut pour tous les types. Si votre projet part d'une feuille blanche, un appareil étanche reste la voie la plus simple : voyez notre fiche chaudière gaz sans cheminée.
Ventilation mécanique, VMC et hotte : les pièges de la dépression
Les maisons récentes sont équipées de ventilation mécanique (systèmes B, C ou D). Or un extracteur qui met le local en dépression peut inverser le tirage d'un appareil ouvert et rabattre les fumées dans la pièce. La norme encadre donc strictement la cohabitation :
- le débit de ventilation du local doit atteindre au moins 7 l/s (25,2 m³/h) ;
- un appareil de type C peut être installé sans restriction dans un bâtiment ventilé mécaniquement ;
- un appareil de type B sans ventilateur n'est admis que dans un local de chauffe sans communication directe avec la partie du bâtiment ventilée mécaniquement ;
- après installation, le bon fonctionnement de l'appareil doit être vérifié avec le système de ventilation en marche dans les conditions les plus défavorables.
Dans les espaces desservis par une extraction mécanique (systèmes C et D), un appareil de type B n'est admis que dans trois situations précises : appareil équipé d'un ventilateur avec conduit de raccordement étanche de classe P1 sur conduit individuel étanche et brûleur asservi au débit du ventilateur ; extracteur indépendant placé dans le conduit d'évacuation avec brûleur asservi et appareil B11BS (solution de secours uniquement) ; ou système VMC-gaz collectif avec appareil B11CS.
La règle des 160 cm² pour la hotte de cuisine
Une hotte, un sèche-linge ou tout dispositif d'extraction similaire évacuant vers l'extérieur ne peut cohabiter avec un appareil de type B (puissance maximale 30 kW) dans le même espace que si, simultanément, l'appareil satisfait à l'une des trois situations ci-dessus ET une amenée d'air extérieure supplémentaire de 160 cm² par 100 m³/h de débit extrait est prévue.
Exemple chiffré : une hotte de 60 cm au débit de 350 m³/h impose 350 × 160 / 100 = 560 cm² d'amenée d'air supplémentaire. Une hotte à recyclage, sans évacuation extérieure, n'entraîne aucune exigence supplémentaire.
Où installer l'appareil ? Placard, salle de bain, local technique
Les locaux interdits aux appareils de type B
Règle générale : un appareil de type B ne peut pas être installé dans une chambre à coucher, une salle de bain, une salle de douche ou une toilette. Depuis le 1er septembre 2015, il est en outre interdit d'y remplacer un type B existant par un appareil du même type — le remplacement passe obligatoirement par un appareil étanche. Même logique pour le chauffe-eau A1AS : plus installé ni remplacé depuis cette date, il était réservé à un usage intermittent et ne pouvait jamais alimenter une douche ou une baignoire.
La chaudière dans un placard : possible, sous conditions
Beaucoup d'appartements belges logent la chaudière dans une armoire, un placard ou un débarras. La règle est double : le placard et la pièce dans laquelle il débouche doivent tous deux répondre aux exigences d'aménagement liées à l'appareil (amenée d'air, ventilation). Exception pratique : si le placard n'est pas en communication avec la pièce (armoire étanche disposant de ses propres amenées d'air permanentes), aucune disposition supplémentaire n'est exigée pour la pièce. Au contrôle, l'inspecteur vérifie la réalité des grilles du placard — portes pleines et orifices repeints ou obturés sont des classiques de la non-conformité.
Chaudière de chauffage central type B ≤ 30 kW
Une chaudière CC de type B jusqu'à 30 kW s'installe de préférence dans une pièce non desservie par le système de ventilation du bâtiment — et en tout cas jamais dans une chambre, une salle de bain ou une salle de douche. Si elle se trouve malgré tout dans un espace desservi par la ventilation du bâtiment, trois conditions s'ajoutent : le local doit répondre aux exigences d'amenée d'air et de ventilation de cette page, le système de ventilation doit être conforme à la norme NBN EN 12792 (sauf si la chaudière est placée dans une armoire fermée pourvue de ses amenées d'air permanentes), et le niveau de bruit doit respecter la NBN S 01-401.
Chaudière de chauffage central type B entre 30 et 70 kW
Au-delà de 30 kW, les exigences se durcissent. En maison unifamiliale, l'installation est interdite dans tout espace à fonction d'habitation ainsi que dans un cabinet de toilette ou WC ; la recommandation est un espace dédié à la chaudière, mais un garage ou une buanderie restent admis. Dans les autres bâtiments — immeubles à appartements (installations individuelles ou collectives), bureaux, commerces — la chaudière doit impérativement être installée dans un local technique. Et à partir de 70 kW, on change de régime : ce sont les règles de la chaufferie de plus de 70 kW qui s'appliquent.
Espaces libres, protection gel et résistance au feu
Espaces libres autour de l'appareil
La règle première est de suivre les instructions du fabricant. À défaut, les recommandations CERGA — valables aussi pour les appareils de type C — prévoient : une hauteur libre d'au moins 2 m depuis le sol, un espace libre d'au moins 0,8 m devant l'appareil, au moins 0,80 m entre les parois latérales ou arrière de l'appareil et une paroi verticale ainsi qu'entre deux appareils — sauf si ces espaces ne doivent jamais être accessibles, auquel cas un minimum de 0,10 m reste exigé.
Protection contre le gel
L'espace d'installation doit être construit et aménagé de façon qu'il n'existe aucun danger de gel pour la chaudière et ses accessoires. Le point mérite attention précisément à cause de la ventilation : un garage ou une annexe correctement pourvus d'orifices d'amenée d'air permanents sont, par construction, ouverts sur l'extérieur. Le dimensionnement du local et l'implantation de l'appareil doivent en tenir compte — obturer les grilles en hiver n'est jamais la solution.
Résistance au feu du local technique (30 à 70 kW)
Dans les bâtiments soumis à l'arrêté royal « incendie », le local technique abritant une installation de 30 à 70 kW doit présenter des parois avec une résistance au feu déterminée par la taille du bâtiment (ces dispositions ne s'appliquent pas aux locaux ne contenant que des générateurs gaz étanches à tirage mécanique) :
| Type de bâtiment | Résistance au feu des parois du local |
|---|---|
| Bâtiment bas d'un seul niveau | EI 30 |
| Bâtiment bas de plusieurs niveaux | EI 60 |
| Bâtiment moyen | EI 60 |
| Bâtiment élevé | EI 120 |
S'y ajoutent des exigences de sorties du local (portes EI1 30 ou EI1 60 selon la hauteur du bâtiment, sas ventilés de 2 m² minimum pour les bâtiments élevés) et des distances d'évacuation maximales à respecter dans le compartiment technique. Ce volet relève du permis et de la conception du bâtiment ; au contrôle gaz, Atlas vérifie la cohérence de l'ensemble avec la puissance installée.
Les non-conformités ventilation les plus fréquentes au contrôle
Lors des contrôles gaz BELAC ISO 17020 (organisme n° 663-INSP), le chapitre ventilation concentre une part importante des remarques. Le tableau ci-dessous reprend les situations que nos inspecteurs relèvent le plus souvent sur des installations résidentielles — utile pour un auto-diagnostic avant le passage de l'inspecteur ou avant une vente. Pour le déroulement complet du contrôle, voyez le guide du contrôle gaz et la fiche exigences pour une installation gaz existante.
Amenée d'air
- Grille d'amenée d'air obturée (ruban, mousse, meuble, peinture)
- Orifice absent dans le local de l'appareil ouvert
- Section insuffisante par rapport aux kW installés
- Grille avec volet réglable (dispositif obturable interdit)
- Découpe de porte neutralisée par un seuil ou une brosse
Ventilation et local
- Ventilation haute absente ou inférieure à 1/3 de la basse
- Appareil type B en salle de bain ou remplacé à l'identique après 2015
- Placard chaudière sans grilles, pièce hôte non conforme
- Hotte à évacuation extérieure sans amenée d'air compensatoire
- Chaudière B atmosphérique dans un logement sous VMC en dépression
Bonne nouvelle : la plupart de ces défauts se corrigent à peu de frais — percer ou rouvrir un orifice, poser une grille non obturable, agrandir une découpe de porte. Le vrai risque est de les ignorer : un appareil ouvert qui manque d'air produit du CO sans aucun signe visible.
Questions fréquentes
Quelle section d'amenée d'air pour ma chaudière gaz ?
La section se calcule en cm² par kW de puissance nominale installée, selon le type d'appareil et le mode d'amenée d'air. Pour un orifice donnant directement sur l'extérieur : 13 cm²/kW pour un type A, 6 cm²/kW pour un type B1 (chaudière atmosphérique B11BS), 3 cm²/kW pour un type B2 ou B3. Si l'air transite par des ouvertures de transfert (bâtiment existant uniquement), chaque ouverture doit être plus grande : jusqu'à 10 cm²/kW pour un B1 avec deux ouvertures de transfert. Dans tous les cas, aucun orifice ne peut faire moins de 50 cm², et un appareil A1AS exige au minimum 150 cm² en ventilation basse comme en ventilation haute.
Ma chaudière gaz peut-elle être installée dans un placard ?
Oui, à condition de respecter une règle double : le placard ET la pièce dans laquelle il se trouve doivent tous deux satisfaire aux exigences d'amenée d'air et de ventilation liées à l'appareil installé. Exception : si le placard est étanche par rapport à la pièce (armoire fermée avec ses propres amenées d'air permanentes), aucune disposition supplémentaire n'est exigée pour la pièce elle-même. C'est une configuration fréquente en appartement, mais souvent non conforme en pratique : portes pleines sans grilles, orifices obturés ou absents.
Puis-je installer un appareil gaz de type B dans ma salle de bain ?
Non. Les appareils de type B (ouverts, qui puisent leur air comburant dans le local) sont interdits dans les chambres à coucher, salles de bain, salles de douche et toilettes. Depuis le 1er septembre 2015, il est également interdit de remplacer un type B existant dans ces locaux par un appareil du même type : le remplacement doit se faire par un appareil étanche de type C. Un contrôle Atlas signale systématiquement cette situation en non-conformité.
Quelle est la différence entre ventilation basse et ventilation haute ?
La ventilation basse fait entrer l'air frais dans la partie inférieure du local : pour un appareil ouvert, l'orifice d'amenée d'air comburant peut jouer ce rôle, sans orifice supplémentaire. La ventilation haute évacue l'air vicié et la chaleur par la partie supérieure du local : sa section doit atteindre au moins 1/3 de celle de la ventilation basse, avec un minimum de 50 cm². Elle peut être un simple orifice vers l'extérieur, un conduit ascendant dédié, ou le conduit d'évacuation des fumées d'un unique appareil B11BS.
Puis-je boucher la grille de ventilation qui crée un courant d'air ?
Jamais. Les orifices d'amenée d'air comburant doivent être permanents et non obturables : ni clapet, ni volet, ni ruban adhésif, ni meuble devant la grille. Un appareil ouvert privé d'air comburant brûle mal et produit du monoxyde de carbone, gaz inodore et mortel. Si la grille gêne, la norme prévoit des solutions : déplacer l'orifice (il peut déboucher en partie haute quand les fumées sont évacuées par un conduit), passer par un conduit d'amenée d'air, ou remplacer l'appareil par un type C étanche qui ne consomme pas l'air du local. Une grille obturée est une des non-conformités les plus fréquentes relevées au contrôle.
Une hotte de cuisine peut-elle perturber ma chaudière gaz ?
Oui, et c'est dangereux. Une hotte à évacuation extérieure met le local en dépression et peut inverser le tirage d'un appareil ouvert : les fumées refoulent dans la pièce. Les règles CERGA n'admettent la cohabitation hotte + appareil de type B (puissance maximale 30 kW) dans le même espace que si l'appareil répond à des conditions strictes de raccordement ET si une amenée d'air supplémentaire de 160 cm² par 100 m³/h de débit extrait est prévue. Exemple : une hotte de 350 m³/h exige 560 cm² d'amenée d'air en plus. Une hotte à recyclage (sans évacuation extérieure) ne pose aucune exigence supplémentaire.
Que vérifie Atlas Contrôle sur la ventilation lors du contrôle gaz ?
L'inspecteur BELAC ISO 17020 vérifie : (1) la présence d'une amenée d'air comburant permanente et non obturable dans chaque local abritant un appareil ouvert ; (2) sa section par rapport à la puissance installée (cm²/kW selon le type A, B1, B2/B3) ; (3) la ventilation haute (section d'au moins 1/3 de la basse, minimum 50 cm²) ; (4) la compatibilité du local (pas de type B en salle de bain, chambre ou WC) ; (5) l'interaction avec la ventilation mécanique et les hottes ; (6) pour les 30-70 kW, l'installation en local technique et ses parois résistantes au feu. Toute lacune figure au PV en non-conformité.
Un doute sur la ventilation de votre local chaudière ?
Contrôle gaz BELAC ISO 17020 dès 165 € — devis sous 4h, RDV sous 24-48h, PV opposable.
Calcul de votre devis en 30 secondes
Prix indicatif instantané, sans engagement.
Cluster contrôle gaz — pages liées
Guide complet du contrôle gaz
NBN D51-003, CERGA, déroulement, prix.
Typologie A/B/C des appareils
B11BS, C12, C32… identifier le type de votre appareil.
Combustion et monoxyde de carbone
Pourquoi une flamme mal alimentée produit du CO.
Distances ventouse
Règles d'implantation des terminaux des appareils type C.
Exigences installation existante
Ce qu'une installation gaz en service doit respecter.
Chaufferie > 70 kW
Règles spécifiques aux installations collectives puissantes.