Analyse de risque incendie : qui fait quoi, et un outil gratuit pour s'y retrouver
Quand on parle d’analyse de risque incendie, on parle de plusieurs analyses. Elles relèvent de textes et de rôles différents, et elles n’ont pas le même objet.
Les confondre est fréquent. Voici le cadre, puis l’outil gratuit que nous avons mis en ligne.
Trois acteurs, trois rôles
L’employeur fait l’analyse des risques d’incendie du Code du bien-être au travail (III.3-3). Elle porte sur le risque d’incendie du lieu de travail et tient compte des travailleurs comme des autres personnes qui peuvent s’y trouver. Elle ne nomme aucune norme de détection.
Le client ou son mandataire fait l’analyse du système de détection, selon la clause 5 de la NBN S 21-100-1:2025. La NBN S 21-100-2:2015 la lui confie (4.2), sans y nommer aucun professionnel.
Le service d’incendie émet un avis. Pour les bâtiments bas, moyens et élevés soumis à l’arrêté royal du 7 juillet 1994, l’alerte et l’alarme se déterminent avec lui ou sur son avis. À Bruxelles, toute demande de permis d’urbanisme lui est soumise pour avis, sauf les actes et travaux dont le Gouvernement la dispense.
Une version courte pour les petits bâtiments
La NBN S 21-100-1:2025 prévoit une analyse simplifiée (5.4 et annexe K). Elle est ouverte si le bâtiment est bas, d’une surface totale de moins de 1 600 m², avec des occupants de type 2, de type 3 ou des deux.
Sept autres conditions s’y ajoutent, dont la surveillance totale : une détection automatique de tous les volumes du bâtiment, sauf ceux que la norme exempte. Hors de ces limites, l’analyse complète de la clause 5 s’applique.
Les documents d’analyse de la norme se terminent par le questionnaire d’alarme de la NBN S 21-112-1:2025.
L’outil
L’outil « Analyse de risque incendie » pose des questions à choix fermés. Vous indiquez votre profil : employeur, immeuble à appartements, établissement particulier ou particulier.
Pour chaque réponse, il rapporte ce qu’un texte fixe lui-même pour votre bâtiment, avec sa clause ou son article, son statut et son édition. Il met ensuite en forme le ou les documents que vous signez :
- l’analyse de risque simplifiée
- le dossier préparatoire de l’analyse complète
- la fiche sur les détecteurs de fumée autonomes, pour le logement d’un particulier
- le dossier de l’analyse des risques d’incendie du Code du bien-être, pour l’employeur qui la cherche
« Je ne sais pas » est une réponse valable : elle est reprise en fin de document, dans les points à confirmer.
Ce que deviennent vos réponses
Elles restent dans votre navigateur. Rien n’est conservé ni envoyé.
Un lien de reprise permet de s’arrêter et de reprendre plus tard. Il contient les réponses dans le lien lui-même, et vous le conservez comme le document. La mesure d’audience du site compte les visites de la page et les PDF téléchargés, sans aucune réponse.
Ce qui revient à chacun
L’outil rapporte ce que disent les textes et met en forme votre dossier. Les équipements et les niveaux de surveillance se décident dans l’analyse du système de détection, qui revient au client ou à son mandataire. Le type de signal d’alarme, les zones d’alarme et la stratégie d’évacuation reviennent à la personne responsable, ou à la personne compétente qu’elle désigne.
L’analyse de risque du Code du bien-être au travail revient à l’employeur : l’outil en met en forme le dossier, que l’employeur complète et soumet à l’avis du Comité. Il ne conclut jamais qu’une détection est inutile : d’autres textes, les conditions du permis ou l’avis du service d’incendie peuvent s’appliquer.
Quand la réponse dépend du service d’incendie, l’outil renvoie à lui : c’est lui qui tranche.
Le document est établi par vous, sous votre responsabilité, sans valeur de rapport d’inspection. Il n’est ni relu ni validé par Atlas Contrôle, et l’outil n’entre pas dans le champ de notre accréditation.
Pourquoi nous ne le faisons pas pour vous
Atlas Contrôle est un organisme d’inspection de type A. Les règles d’indépendance de l’ISO/IEC 17020 lui interdisent de prendre part à la conception de ce qu’il inspecte.
C’est pourquoi l’outil met en forme et ne relit pas. Vous restez l’auteur de votre analyse.
Les textes
La liste des textes et leur édition figurent dans chaque document, avec la date de mise à jour des règles. Les textes officiels font foi.
L’outil peut comporter des erreurs. Un lien « Signaler une erreur » permet de nous les transmettre.