Guide de référence
Guide complet du contrôle de la détection incendie NBN S 21-100 en Belgique
Ce que fixent la NBN S 21-100-1:2025 et la NBN S 21-100-2:2015 pour un système de détection incendie : qui fait quoi, quand le contrôler, ce que vérifie l'organisme d'inspection, le dossier à tenir et ce qui revient au gestionnaire entre deux contrôles. Écrit par Atlas Contrôle, organisme d'inspection de type A accrédité par BELAC sous le numéro 663-INSP (ISO/IEC 17020).
Éditions en vigueur : NBN S 21-100-1:2025, valable depuis le 14/07/2025, et NBN S 21-100-2:2015.
Au sommaire :
- Qu'est-ce que le contrôle d'une détection incendie ?
- Entreprise certifiée ou organisme d'inspection : qui fait quoi
- Quand une détection et son contrôle sont-ils exigés ?
- Les six niveaux de surveillance
- Contrôle initial, périodique et spécifique
- Les composants : EN 54 et compatibilité
- Le dossier à présenter
- Entre deux contrôles : vérifications et maintenance
- Après le contrôle : le rapport et les écarts
- Système existant : adaptations et éditions de la norme
- Ce que change l'édition 2025
- Selon le bâtiment et la Région
- Tarifs
- Questions fréquentes
1. Qu'est-ce que le contrôle d'une détection incendie ?
Le contrôle vérifie que le système installé est conforme à la norme (3.5.2). Il revient à un organisme d'inspection accrédité de type A selon l'ISO/IEC 17020, qui a la détection incendie dans son domaine (partie 2, 4.4).
Deux documents se lisent ensemble. La NBN S 21-100-1 fixe les règles techniques, de l'analyse des risques à la maintenance : son édition 2025, valable depuis le 14/07/2025, remplace l'édition 2021 sans période de coexistence. La NBN S 21-100-2:2015 fixe les qualifications et les compétences : qui peut réaliser chaque étape.
La norme vise tout système d'au moins un détecteur ou un déclencheur manuel, qui peut amorcer des asservissements, comme une installation fixe d'extinction, et d'autres mesures, comme l'arrêt d'une machine. Elle ne couvre ni la conformité de ces asservissements à leurs propres règles, ni l'évacuation : les systèmes d'alarme relèvent de la série NBN S 21-112 (clause 1).
La norme suit la vie de l'installation en sept étapes (clause 4) :
- analyse des risques et évaluation des besoins (clause 5)
- étude détaillée (clause 6)
- placement (clause 7)
- mise en service (clause 8)
- contrôle initial (clause 9)
- utilisation, vérification et maintenance (clauses 10 et 11)
- contrôle périodique (clause 9)
Toute modification, réduction ou extension suit en outre la clause 12.
Un numéro seul renvoie ici à la NBN S 21-100-1:2025, « partie 2 » à la NBN S 21-100-2:2015.
Pour aller plus loin : Les systèmes de détection incendie, pour leur fonctionnement, et Ancienne et nouvelle NBN S 21-100, pour le passage de la norme de 1986 aux éditions actuelles.
2. Entreprise certifiée ou organisme d'inspection : qui fait quoi
La partie 2 attribue chaque étape à un acteur. Deux qualifications ne se confondent pas : la certification d'une entreprise spécialisée, par un organisme de certification accrédité selon l'ISO/IEC 17065, et l'accréditation de type A d'un organisme d'inspection, selon l'ISO/IEC 17020 (partie 2, 4.3 et 4.4).
| Étape | Qui (NBN S 21-100-2:2015) |
|---|---|
| Analyse des risques, évaluation des besoins et étude de base | le client ou son mandataire (4.2) |
| Étude détaillée, mise en service et vérification de la mise en service | une entreprise spécialisée certifiée (4.3) |
| Placement | cette entreprise, ou un tiers sous sa propre responsabilité, selon l'étude détaillée (4.3) |
| Contrôles initial, périodique et spécifique | un organisme d'inspection accrédité de type A, qui a la détection incendie dans son domaine (4.4) |
| Utilisation | le gestionnaire, qui veille aussi à l'information et à la formation du personnel (4.5) |
| Vérification | le gestionnaire (4.6) |
| Maintenance préventive et curative | une entreprise spécialisée certifiée (4.6) |
| Modification ou extension | une entreprise spécialisée certifiée (4.7) |
Le gestionnaire est la personne responsable de l'exploitation du système : par exemple le propriétaire ou l'exploitant de l'ouvrage, ou toute personne à qui cette tâche a été confiée (partie 2, 3.4).
Une liaison vers un centre de télésurveillance suppose un centre spécialisé, certifié selon le document T 020 du CEB (partie 2, 4.5).
Le statut de type A est le cœur du sujet : nous ne concevons pas, n'installons pas et n'entretenons pas les systèmes que nous contrôlons. Les règles d'indépendance de l'ISO/IEC 17020 interdisent à un organisme d'inspection de type A de prendre part à la conception de ce qu'il inspecte.
Pour aller plus loin : Ancienne et nouvelle NBN S 21-100, « Qui fait quoi ? ».
3. Quand une détection et son contrôle sont-ils exigés ?
Cela dépend du bâtiment et des textes qui s'y appliquent : il n'existe pas de règle unique.
Pour l'employeur, le titre 3 du Code du bien-être au travail ne fixe pas d'obligation générale de détection automatique, mais rend obligatoires les mesures et les équipements de protection contre l'incendie que l'analyse des risques d'incendie rend nécessaires (III.3-4, III.3-16).
D'autres textes en imposent selon l'usage ou le type de bâtiment, par exemple l'annexe 6 de l'arrêté royal du 7 juillet 1994 pour les bâtiments industriels dont la demande de construction est introduite à partir du 15 août 2009, sauf ceux de classe A de 2 000 m² au plus, où des avertisseurs manuels suffisent (1.2.1 et 5.2), ou, à Bruxelles, l'arrêté du 24 mars 2016 pour les hôtels (annexe 7, 14.1 et 14.2).
Les conditions du permis et l'avis du service d'incendie peuvent s'y ajouter, et l'absence d'obligation dans un texte cité ne signifie pas qu'une détection est inutile.
Pour le contrôle, la norme prévoit un contrôle initial de tout nouveau système (9.3), puis un contrôle périodique au moins tous les trois ans (9.4). Certains textes fixent leur propre contrôle, par exemple :
- bâtiments industriels de l'annexe 6 : contrôle à la mise en service, puis tous les trois ans, par un organisme de contrôle accrédité conformément à la loi du 20 juillet 1990, ou reconnu selon une procédure équivalente d'un autre État de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, ou de Turquie (arrêté royal du 7 juillet 1994, annexe 6, 5.2.1)
- hôpitaux, au titre des normes liées à leur agrément : vérification annuelle des installations électriques d'annonce, d'alerte, d'alarme et de détection par un organisme agréé pour le contrôle des installations électriques (arrêté royal du 6 novembre 1979, annexe 1, 7.8.1)
- lieux de travail : les équipements de protection contre l'incendie, détection comprise, sont contrôlés au moins une fois par an par une personne compétente, interne ou externe, plus souvent si le fabricant, l'installateur ou les règles de l'art le prévoient (Code du bien-être au travail, III.3-2, 11°, III.3-22 et IX.1-19, § 2)
Chacune de ces obligations suit son propre texte : un contrôle n'y répond que s'il en respecte l'acteur et la fréquence.
Pour voir ce que disent ces textes pour un bâtiment donné, l'outil gratuit Analyse de risque incendie rapporte ceux qu'il a relevés, avec leur article ou leur clause. Il ne conçoit rien et ne conseille rien.
Pour aller plus loin : La réglementation incendie en Belgique.
4. Les six niveaux de surveillance
Le niveau de surveillance de chaque zone se détermine dans l'analyse des risques, en tenant compte notamment de la probabilité de naissance et de propagation d'un incendie, de ses conséquences, des autres moyens de surveillance et des possibilités d'intervention humaine (5.2.1).
La norme définit six niveaux (5.2.2) :
- surveillance totale : tous les volumes de l'ouvrage, sauf ceux que la norme exempte (5.2.3)
- surveillance de compartiments : tous les volumes d'un ou de plusieurs compartiments résistant au feu, que l'analyse des risques détermine (5.2.4)
- surveillance des voies d'évacuation (5.2.5)
- surveillance de locaux : un ou plusieurs locaux, par exemple à risques particuliers, qui ne forment pas nécessairement un compartiment (5.2.6)
- surveillance de risques spécifiques : un équipement ou une partie d'un volume, de l'intérieur ou de l'extérieur (5.2.7)
- surveillance non automatique, par déclencheurs manuels, qui peut se combiner avec tout autre niveau (5.2.8)
Quel que soit le niveau, le local de la centrale est surveillé de manière automatique (5.2.2).
Certains volumes peuvent ne pas être surveillés, à des conditions précises, notamment des locaux sanitaires, certains espaces cachés et certaines gaines (5.2.9). Un local protégé par une installation d'extinction automatique n'en fait pas partie (note de 5.2.9).
Le choix du niveau revient au client ou à son mandataire, dans son analyse (partie 2, 4.2) : nous n'en recommandons aucun. L'outil gratuit Analyse de risque incendie met cette analyse en forme sans proposer de niveau, sauf celui qu'un texte cité impose.
Pour aller plus loin : Zones de détection et d'alarme, pour le découpage en zones et les volumes sans surveillance.
5. Contrôle initial, périodique et spécifique
La norme prévoit trois contrôles (clause 9). Le jour du contrôle, l'installation est entièrement achevée et mise en service, et réglée comme pour son exploitation réelle (9.2.1).
Contrôle initial (réception)
Sur ce site, la réception désigne le contrôle initial (9.3), le terme qu'employait la norme de 1986 (chapitre 6). Elle ne se confond pas avec l'attestation de réception du placement, l'un des documents du dossier (annexe I).
Tout nouveau système fait l'objet d'un contrôle initial (9.3). Il vérifie que le système a été correctement conçu, placé et mis en service (9.1).
Il porte sur la conformité à la norme, le contrôle visuel de toute l'installation, la conformité des composants à la NBN EN 54-13, les marquages, le dossier documentaire, la limitation des pertes en cas de simple défaut et, le cas échéant, la liaison entre les centrales d'un système hiérarchisé et les cas d'exception (9.2.2).
Les essais comprennent au moins (9.2.4) :
- 20 % des détecteurs ponctuels
- 20 % des déclencheurs manuels de chaque circuit
- chaque système par aspiration, chaque détecteur linéaire de fumée (BEAM), chaque détecteur vidéo et chaque détecteur de chaleur de type linéaire
- des essais par foyer type pour les situations particulières, comme une grande hauteur ou une forte ventilation, et pour chaque détecteur vidéo conçu selon la méthode performancielle
- chaque scénario d'incendie, jusqu'à la réception du signal de commande par les systèmes asservis
- la télétransmission, les reports vers une gestion technique centralisée, les centrales secondaires et les signalisations à distance
- l'alimentation, avec le calcul de son autonomie, et la simulation des défauts
Contrôle périodique
Au moins tous les trois ans (9.4). Il s'assure que le système est correctement exploité, entretenu et, si nécessaire, modifié (9.1).
Il vérifie notamment que les plans correspondent toujours aux lieux, la présence du dernier rapport de contrôle initial et des rapports de maintenance préventive, l'accès à la centrale et la résolution des défauts inscrits au registre d'événements (9.2.3).
Les essais comprennent au moins (9.2.5) :
- 20 % des détecteurs ponctuels de chaque circuit, choisis pour que chaque détecteur soit essayé au moins tous les 15 ans
- 20 % des déclencheurs manuels de chaque circuit, selon la même règle
- 20 % des signaux de commande des asservissements, dont au moins un de chaque type
- chaque système par aspiration, chaque BEAM, chaque détecteur vidéo et chaque détecteur de chaleur de type linéaire
- des essais par foyer type quand certains détecteurs le requièrent
- la transmission à distance, quand l'installation en est pourvue, les centrales secondaires et les signalisations à distance
- l'alimentation secondaire, par une brève coupure de l'alimentation principale, et la simulation des défauts
Contrôle spécifique
Après une adaptation qui change la commande des asservissements, la signalisation ou le niveau de surveillance : dans les 12 mois, selon le mode opératoire du contrôle initial. Les autres adaptations sont vérifiées au contrôle périodique suivant (9.5).
Si l'alarme ou les défauts sont transmis à distance, le destinataire est prévenu de la nature et de la durée des essais avant qu'ils commencent (note de 9.2.5, point 1).
Pour aller plus loin : Réussir son contrôle de détection incendie, pour les non-conformités que relève le plus souvent l'organisme.
6. Les composants : EN 54 et compatibilité
La série NBN EN 54 fixe les normes de produits des composants : centrale, détecteurs, déclencheurs manuels, alimentation, isolateurs. La compatibilité de fonctionnement des composants d'un même système se démontre selon la NBN EN 54-13 (6.2.1).
Le contrôle initial vérifie cette conformité à la NBN EN 54-13, ainsi que les marquages obligatoires, comme le marquage CE, et les marques volontaires requises pour les produits (9.2.2 c et d).
Les composants sans fil suivent la NBN EN 54-25. Faute de norme EN 54, un détecteur d'incendie vidéo utilisé comme composant de type 1 au sens de la NBN EN 54-13 est certifié selon un schéma fondé sur l'ISO 7240-29:2024 (6.2).
Si un composant d'un système soumis à la NBN EN 54-13 n'est plus distribué, le fabricant de la centrale délivre une déclaration d'associativité, et les composants de l'adaptation sont certifiés selon leur norme de produit (12.3.3).
Pour aller plus loin : Normes EN 54, marquage CE et BOSEC.
7. Le dossier à présenter
L'annexe I, normative, dit quels documents sont exigés à chaque étape. Le contrôle initial vérifie la constitution de ce dossier (9.2.2 e).
Pour le contrôle initial, l'annexe I exige notamment :
- les conclusions de l'analyse des risques et de l'évaluation des besoins
- la justification du choix des équipements, des câblages et des batteries
- les plans de l'ouvrage, avec les zones de détection, l'implantation des équipements, le cheminement et les caractéristiques des câbles, et les influences externes
- le schéma unifilaire ou le schéma bloc de l'installation
- l'attestation de réception du placement
- le listing de programmation, ou, pour un système non adressable, la liste des composants avec leur zone
- la documentation de tous les composants, avec leurs déclarations de performances
- le registre d'événements et les instructions de surveillance et d'essais à charge de l'exploitant
- l'attestation de mise en service, avec la check-list des essais
S'y ajoutent, quand ils s'appliquent : le compartimentage résistant au feu, le zonage ATEX, la nature des combustibles, les lieux à risques particuliers, les résultats des mesures radio, le schéma d'adressage TCP-IP, la grille des asservissements, le dossier des cas d'exception et les documents attestant la résistance au feu des canalisations (annexe I).
Pour le contrôle périodique, l'annexe I exige les plans, le schéma unifilaire ou bloc, le listing de programmation, le registre d'événements et ses instructions, le rapport de contrôle initial, les rapports de contrôle périodique quand il y en a déjà, et le rapport d'entretien annuel. S'y ajoutent, quand ils s'appliquent, les mêmes documents qu'au contrôle initial, sauf ceux qui attestent la résistance au feu des canalisations. Le contrôle vérifie sur place que les plans correspondent toujours aux lieux (9.2.3 c).
Les plans de l'installation ou les listes de zones restent consultables près de chaque centrale (10.1). Le registre d'événements consigne notamment les alarmes, les fausses alarmes, les défauts, les essais, les mises hors service temporaires et les visites de maintenance (annexe B, informative).
Pour aller plus loin : Réussir son contrôle de détection incendie, « Comment préparer votre contrôle ».
8. Entre deux contrôles : vérifications et maintenance
Le gestionnaire s'assure du bon fonctionnement et de la maintenance du système : il réalise les vérifications et informe l'entreprise chargée de la maintenance (partie 2, 4.6).
Les vérifications du gestionnaire comprennent notamment (11.3) :
- chaque jour ouvrable : aucun défaut, aucune alarme et aucune mise hors service affichés à la centrale, les défauts et alarmes inscrits au registre, le système remis en service après toute intervention (11.3.1)
- chaque mois : le test des lampes et du buzzer de la centrale et les réserves des imprimantes (11.3.2)
- tous les trois mois : les remarques du registre traitées, un détecteur ou un déclencheur manuel choisi au hasard activé avec ses signalisations et ses asservissements, et les liaisons vers les secours ou la télésurveillance activées quand c'est permis (11.3.3)
- chaque année : un espace dégagé d'au moins 0,5 m sous chaque détecteur, des déclencheurs manuels libres d'accès et bien visibles (11.3.4)
La maintenance préventive a lieu au moins une fois par an (11.4), par une entreprise spécialisée certifiée (partie 2, 4.6). Elle essaie notamment tous les détecteurs et tous les déclencheurs manuels, et se conclut par un rapport qui atteste le bon fonctionnement du système (11.4 e et l).
Les détecteurs de fumée font l'objet d'un échange standard au moins tous les cinq ans. Quand le système mesure ou compense automatiquement leur sensibilité, le délai dépend de l'évaluation annuelle de leur encrassement, des recommandations du fabricant et de leur environnement, sans jamais dépasser huit ans (11.4 k).
La maintenance curative remet le système en état avec des composants technologiquement identiques (11.5). Remplacer un composant par un composant technologiquement différent est une modification (12.1).
Tout essai qui peut actionner les signaux ou les asservissements est annoncé aux occupants, et le destinataire d'une transmission à distance est prévenu avant (11.2).
Un changement dans l'ouvrage peut affecter le système : cloisons amovibles, faux plafonds, changement de destination d'un local, charges calorifiques, ventilation (11.3.1). En cas de modification significative de l'utilisation ou de la configuration de l'ouvrage, l'exploitation comprend la modification adéquate du système (10.1).
9. Après le contrôle : le rapport et les écarts
Notre rapport dit si l'installation est conforme et décrit chaque écart relevé. Ce qui n'a pas pu être vérifié le jour du contrôle, faute d'accès par exemple, y est noté : quand un élément qui devait être essayé n'a pas pu l'être, le rapport ne conclut pas à la conformité de l'installation.
Le rapport de contrôle initial et les rapports de contrôle périodique font partie du dossier : l'annexe I les exige aux contrôles suivants et pour toute modification ou extension.
La mise en conformité d'un composant ou d'une partie du système revient à une entreprise spécialisée certifiée, par maintenance curative ou par modification (partie 2, 4.6 et 4.7). Celle qui relève de l'exploitation, comme la tenue du registre d'événements, revient au gestionnaire (10.1 et partie 2, 4.5). Nous ne concevons ni ne réalisons aucune mise en conformité.
Une contre-visite vérifie ensuite la mise en conformité : son tarif figure au chapitre 13.
10. Système existant : adaptations et éditions de la norme
La NBN S 21-100-1:2025 n'impose pas de mettre à niveau un système existant qui n'est pas adapté : ses règles d'adaptation ne visent que les parties modifiées, étendues ou réduites (12.3.2). Le système reste soumis au contrôle périodique, au moins tous les trois ans (9.4).
Chez Atlas Contrôle, un système se contrôle selon l'édition en vigueur à sa réception. Les adaptations suivent l'édition en vigueur au moment où elles sont faites (12.3.1 et 12.3.2).
Une modification remplace au moins un composant par un composant technologiquement différent (12.1). Une extension ou une réduction ajoute ou enlève au moins un composant (12.2). Le système adapté doit être conforme en tout point à la norme (12.3.1).
Quand le système d'origine n'est pas conforme à l'édition en vigueur parce que sa conception a débuté avant elle, seules les adaptations doivent la suivre : sans augmenter le degré de non-conformité de l'existant, avec une alimentation dimensionnée pour tout le système et une partie adaptée qui fonctionne avec l'existant sans le perturber (12.3.2).
Une adaptation qui change la commande des asservissements, la signalisation ou le niveau de surveillance fait l'objet d'un contrôle spécifique dans les 12 mois. Les autres sont vérifiées au contrôle périodique suivant (9.5).
Pour aller plus loin : Ancienne et nouvelle NBN S 21-100, « Combiner ancienne et nouvelle norme ».
11. Ce que change l'édition 2025
La NBN S 21-100-1:2025 est valable depuis le 14/07/2025. Elle remplace l'édition 2021, sans période de coexistence.
Son avant-propos cite notamment :
- des règles d'installation pour les détecteurs d'incendie vidéo
- le déplacement des prescriptions des systèmes d'alarme vers la NBN S 21-112
- des clarifications sur les niveaux de surveillance, l'analyse des risques, les fausses alarmes et la modification, la réduction ou l'extension d'un système
- des simplifications administratives et d'analyse des risques pour les petites installations
- la canalisation protégée, qui tient compte d'un éventuel système fixe d'extinction automatique
L'analyse de risque simplifiée de l'annexe K est permise quand toutes ces conditions sont remplies (5.4) :
- bâtiment bas d'une surface totale inférieure à 1 600 m², dont les occupants sont autonomes et dormants (type 2), autonomes et vigilants (type 3), ou les deux, au sens de la réglementation
- surveillance totale, complétée le cas échéant d'une surveillance non automatique
- détecteurs ponctuels uniquement
- aucune technologie sans fil
- une seule centrale
- au plus cinq types d'asservissements
- au plus cinq types de reprises d'information
- aucun cas d'exception
L'outil gratuit Analyse de risque incendie met en forme cette analyse simplifiée, sous la responsabilité de celui qui la signe.
Pour aller plus loin : Ancienne et nouvelle NBN S 21-100, « Les grandes nouveautés ».
12. Selon le bâtiment et la Région
Les textes varient selon l'usage du bâtiment et la Région. Pour un bâtiment donné, l'outil gratuit Analyse de risque incendie rapporte ce que disent ceux qu'il a relevés, avec leur article ou leur clause.
Logement : chaque Région a son texte sur les détecteurs de fumée, de même que la Communauté germanophone. Certains textes admettent aussi, à leurs conditions, un système de détection à la place des détecteurs de fumée qu'ils exigent, notamment à Bruxelles, un système de détection centralisé de type « surveillance partielle » ou « surveillance totale », conforme à la NBN S 21-100, parties 1 et 2 (arrêté du 28 septembre 2023, art. 2, § 6, et art. 3, § 3), et en Flandre, un système de détection d'incendie contrôlé et certifié par un organisme agréé (Vlaamse Codex Wonen, art. 3.1).
Établissements : des textes régionaux ou communautaires visent l'hébergement touristique, les structures de soins, l'accueil de la petite enfance et les écoles, et, à Bruxelles, les salles de spectacle.
Bruxelles : toute demande de permis d'urbanisme est soumise à l'avis du service d'incendie, sauf les actes et travaux dont le Gouvernement la dispense.
Les conditions d'un permis, un avis ou des prescriptions propres à un bâtiment ne se lisent pas dans un texte général.
Pour aller plus loin : Contrôle incendie à Bruxelles et La réglementation incendie en Belgique.
13. Tarifs
Tarifs TVAC, frais de déplacement inclus en Belgique.
Réception (installation neuve)
450 €
Contrôle initial
Contrôle périodique
dès 266,20 €
Sur devis
Contre-visite
125 €
Après mise en conformité, dans le mois qui suit notre contrôle
Contre-visite : passé ce délai, la nouvelle visite est un contrôle complet, au tarif plein.
14. Questions fréquentes
Quelle norme s'applique à une détection incendie ?
La NBN S 21-100-1:2025, valable depuis le 14/07/2025, pour les règles techniques, et la NBN S 21-100-2:2015 pour les qualifications et les compétences. Chez Atlas Contrôle, un système se contrôle selon l'édition en vigueur à sa réception.
Qui peut contrôler une détection incendie ?
Pour le contrôle que prévoit la norme, un organisme d'inspection accrédité de type A selon l'ISO/IEC 17020, qui a la détection incendie dans son domaine (partie 2, 4.4). Atlas Contrôle est accrédité par BELAC sous le numéro 663-INSP.
À quelle fréquence faut-il la contrôler ?
La norme demande un contrôle périodique au moins tous les trois ans (9.4). D'autres textes fixent leur propre contrôle, par exemple, dans les hôpitaux, une vérification annuelle des installations électriques de détection par un organisme agréé pour le contrôle des installations électriques (arrêté royal du 6 novembre 1979, annexe 1, 7.8.1), ou, sur les lieux de travail, un contrôle au moins annuel des équipements de protection contre l'incendie, détection comprise, par une personne compétente (Code du bien-être au travail, III.3-22 et IX.1-19, § 2).
Quelle différence entre réception et contrôle périodique ?
La réception, ou contrôle initial, vérifie qu'un nouveau système a été correctement conçu, placé et mis en service (9.1 et 9.3). Le contrôle périodique, au moins tous les trois ans, s'assure qu'il est correctement exploité, entretenu et, si nécessaire, modifié (9.1 et 9.4). Chacun essaie au moins 20 % des détecteurs ponctuels (9.2.4 et 9.2.5).
L'installateur peut-il faire le contrôle ?
Non. Le contrôle revient à un organisme d'inspection de type A (partie 2, 4.4), indépendant de ceux qui conçoivent, installent et entretiennent le système.
Atlas Contrôle peut-il faire l'analyse des risques ou concevoir le système ?
Non. Les règles d'indépendance de l'ISO/IEC 17020 interdisent à un organisme d'inspection de type A de prendre part à la conception de ce qu'il inspecte. L'analyse revient au client ou à son mandataire (partie 2, 4.2), l'étude détaillée à une entreprise spécialisée certifiée (partie 2, 4.3).
Mon installation ancienne est-elle hors la loi ?
Pas du fait de la norme : la NBN S 21-100-1:2025 n'impose pas de mettre à niveau un système existant qui n'est pas adapté, ses règles visant les parties modifiées, étendues ou réduites (12.3.2). Le système reste soumis au contrôle périodique, au moins tous les trois ans (9.4). Chez Atlas Contrôle, un système se contrôle selon l'édition en vigueur à sa réception. Les adaptations suivent l'édition en vigueur au moment où elles sont faites (12.3.1 et 12.3.2).
Que faut-il préparer pour le contrôle ?
Une installation entièrement achevée, mise en service et réglée comme pour son exploitation réelle (9.2.1), l'accès aux locaux et le dossier que l'annexe I exige pour ce contrôle, notamment les plans, le schéma, le listing de programmation et le registre d'événements, et, pour le contrôle initial, les conclusions de l'analyse des risques et les attestations de réception du placement et de mise en service, pour le contrôle périodique, le rapport de contrôle initial et le rapport d'entretien annuel.
Qui entretient le système entre deux contrôles ?
Le gestionnaire réalise les vérifications quotidiennes, mensuelles, trimestrielles et annuelles (11.3 et partie 2, 4.6). La maintenance préventive, au moins une fois par an, et la maintenance curative reviennent à une entreprise spécialisée certifiée (11.4, 11.5 et partie 2, 4.6).
Faut-il un nouveau contrôle après une modification ?
Une adaptation qui change la commande des asservissements, la signalisation ou le niveau de surveillance fait l'objet d'un contrôle spécifique dans les 12 mois. Les autres sont vérifiées au contrôle périodique suivant (9.5).
Un contrôle à planifier ?
Atlas Contrôle, organisme d'inspection de type A accrédité par BELAC sous le numéro 663-INSP (ISO/IEC 17020). Réception et contrôle périodique selon la NBN S 21-100.
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Implantation des détecteurs
Hauteurs, surfaces, distances, obstacles
Zones de détection et d'alarme
Découpage en zones, volumes sans surveillance
Boucles, réseaux et adressage
Conventionnel ou adressable, simple et double défaut
Normes EN 54, marquage CE et BOSEC
Normes de produits et marquages
Réussir son contrôle de détection incendie
Non-conformités fréquentes, préparation
La réglementation incendie en Belgique
Normes de base, Code du bien-être, règles par bâtiment
Contrôle incendie à Bruxelles
Permis, avis du SIAMU, contrôle